Publié le mardi 13 janvier 2009

Manège militaire de Québec : Les risques étaient connus

13 01 2009

( La Presse Canadienne ) - Près d'un an après l'incendie au Manège militaire, on ne sait toujours pas ce qu'il adviendra de l'édifice historique, mais on sait maintenant que les risques de destruction du Manège militaire avaient été documentés depuis longtemps.

Selon un document obtenu par la Loi d'accès à l'information, des plans et devis pour l'installation de gicleurs avaient été préparés dès 1996. En 2000, un membre du Service du génie construction de la base militaire de Valcartier écrit dans son rapport d'inspection que, sans les gicleurs, « un incendie se propagerait rapidement et emporterait sûrement tout le bâtiment qui est fait en bois ».

Ces informations choquent Yvan Lachance, ancien commandant des Voltigeurs, l'unité militaire qui occupait l'édifice. « C'est une grande négligence, parce que la catastrophe était annoncée dès l'an 2000 par les rapports que vous avez dévoilés et c'est inacceptable qu'il n'y ait pas eu d'action de prise rapidement », dit-il.

De plus, l'incendie n'était pas la seule menace qui planait sur le Manège militaire. Selon un autre rapport d'inspection daté de 2000, l'édifice risquait aussi de s'effondrer, mettant en danger la vie de ses occupants.

Personne n'était disponible au ministère de la Défense mardi afin de commenter ces informations.

La Manège militaire a été ravagé par un incendie le 4 avril 2008. Au moment de l'incendie, des travaux d'installation de gicleurs étaient en cours.




Un Britannique veut relier Londres-Tombouctou avec sa voiture volante

13 01 2009

( Mon Volant.ca ) - Un aventurier britannique a présenté mardi la Skycar, un véhicule de sa propre conception qui se transforme en quelques minutes de voiture en engin volant, avec lequel il compte relier Londres à Tombouctou.

La Skycar, dont le moteur fonctionne au biocarburant, peut atteindre les 100 km/h en 4,5 secondes dans sa version routière. En version volante, elle décolle à 60 km/h, se déplace en vitesse de croisière à environ 110 km/h et à une altitude de près de 3000 pieds (1000 mètres).

L'engin ressemble à un buggy équipé à l'arrière d'un moteur à hélices semblable à celui de certains ULM (paramoteur), et sur lequel une aile de parapente est accrochée en trois minutes pour la phase volante. Il peut grimper à 3000 mètres maximum.

Giles Cardozo, concepteur de la Skycar, a prévu de quitter Londres mercredi à 09H00 pour un périple de 6000 kilomètres à travers la France, l'Espagne et l'Afrique du Nord, traversant le désert du Sahara pour rejoindre Tombouctou au Mali.

Le voyage, qui devrait durer 40 jours, prévoit notamment un survol des Pyrénées ainsi que du détroit de Gibraltar entre l'Espagne et le Maroc.

«Ce n'est pas une voiture --c'est plutôt un buggy des sables», a déclaré M. Cardozo. «Mais aucun buggy des sables ou aucune voiture n'a jamais volé comme cet engin auparavant. Il vole merveilleusement», a-t-il relevé. Il sera accompagné de plusieurs véhicules d'assistance (4x4, motos tout-terrains et camions) transportant le ravitaillement notamment en carburant et en eau. La Skycar assurera la reconnaissance aérienne du convoi.




Entente de principe entre les cols bleus et la Ville de Québec

13 01 2009

( Claude Vaillancourt - Le Soleil ) - (Québec) - Une entente de principe vient d'intervenir dans les négociations entre le Syndicat des employés manuels, affilié au SCFP (FTQ), et la Ville de Québec, en vue du renouvellement de la convention collective des cols bleus.

L'entente sera soumise dès mardi soir à l'assemblée générale des 1500 cols bleus.

Dans un communiqué émis à 15h, le syndicat précise toutefois qu'il recommandera l'acceptation et que les employés se prononceront par vote secret.

Les responsables syndicaux restent muets sur le contenu de l'entente, voulant réserver à ses membres la surprise de savoir s'ils auront droit aux rétroactivités salariales que le maire Régis Labeaume leur avait retirées devant la lenteur des négociations.

Le Syndicat des employés manuels, affilié au Syndicat canadien de la fonction publique (FTQ), regroupe environ 1500 cols bleus à l'emploi de la Ville de Québec. Les cols blancs, au nombre de 2000, seront appelés à voter la semaine prochaine, assurés d'obtenir leurs rétroactivités salariales, en cas d'acceptation.




Une ville canadienne interdit de fumer dans la rue

13 01 2009

( Challenges.fr - Paris ) - Le conseil municipal de la ville canadienne de Truro, en Nouvelle-Ecosse, a adopté à l'unanimité lundi soir un règlement qui interdira de fumer sur la place Inglis, une zone commerciale bordée de nombreux restaurants et magasins, selon l'agence de La Presse canadienne.

Le maire Bill Mills a affirmé que le règlement avait été proposé pour des raisons de santé mais que la municipalité espérait aussi qu'il aide à éliminer le vagabondage dans cette rue qui a connu des rénovations de 1,4 million de dollars canadiens (environ 867.000 euros) en 2007.

Le règlement, qui entrera en vigueur la semaine prochaine, prévoit des amendes variant entre 100 et 1.000 dollars canadiens (environ 62 à 620 euros).

Selon la présidente d'un site Internet pour la défense des fumeurs, Arminda Mota, la prochaine étape sera d'interdire la cigarette à la maison.

( Avec Assiciated Press )




Environnement Canada émet des avertissements de froid intense au Québec

13 01 2009

( La Presse Canadienne - MONTREAL ) — Il fera froid au cours des prochains jours à travers le Québec, à tel point qu'Environnement Canada a émis un avertissement de refroidissement éolien pour la majorité des régions du Québec, à l'exception de celles situées dans la vallée du Saint-Laurent, jusqu'à Québec.

Le froid est arrivé progressivement d'ouest en est dès mardi après-midi. Les températures très froides combinées aux vents variant de modérés à forts devaient générer des refroidissements éoliens importants sur les secteurs nord et ouest du Québec mardi soir et mercredi et à partir de mercredi soir sur l'est de la province.

Par ailleurs, un avertissement de poudrerie est aussi en vigueur pour le Saguenay, l'est du Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie.

A titre d'exemple, la température descendra à moins 40 degrés Celsius dans la nuit de mercredi à jeudi, en Abitibi, et à moins 27 le jour.

Les régions de Montréal, Montérégie, Lanaudière, Estrie, Mauricie, Centre-du-Québec et de la Ville de Québec ne sont pas sous le coup d'un avertissement de refroidissement éolien. On prévoit tout de même moins 18 à Montréal mercredi et un minimum de moins 26 dans la nuit de mercredi à jeudi.

A Québec, après la neige, le beau temps revient mercredi avec moins 20.

A Montréal, la Ville et l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal indiquent être prêts pour le temps froid.

Lors des grands froids, la Ville et l'Agence peuvent compter sur la collaboration des ressources d'hébergement destinées aux sans-abri. Au total, au moins 713 places de dépannage sont disponibles dans la métropole, auxquelles viennent s'ajouter environ 600 places permettant des séjours de moyenne et de longue durée.




La voiture volante dès le mois prochain

13 01 2009

( Associated Presse ) - C’est une voiture qui vole? C’est un avion qui roule? La réponse est peut-être un peu des deux!

Il s’agit en fait du dernier prototype de la compagnie Terrafugia, installée au Massachusetts chez nos voisins du Sud.

Le nom du véhicule est «Transition».

En réalité, ce véhicule a déjà fait parler de lui dans quelques expositions, mais il n’a jamais volé. Or, selon les responsables, le tout premier vol aura lieu le mois prochain.

L’une des caractéristiques de l’appareil, c’est qu’il se transforme en 15 secondes: ses ailes de replient ou se déplient sous la simple pression d’un bouton sur le tableau de bord. Et comme l’appareil devient une véritable voiture, on peut même le stationner dans n’importe quel garage.

Essentiellement, tous les systèmes ont une double utilité; le moteur, situé à l’arrière, sert à faire voler l’appareil dans sa version «avion» et sert aussi à le faire avancer dans sa version «auto».

Au point de vue technique, la carrosserie est fabriquée en fibre de carbone, ce qui maintient son poids sous les 385 kilos. Sur la route, son moteur Rotax 912 S développe 100 chevaux et affiche une consommation d’environ 11 litres aux 100 kilomètres (23 miles au gallon).

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, la voiture ne peut s’envoler à la verticale. Il lui faut donc une surface de roulement suffisamment longue pour prendre la vitesse nécessaire au décollage.

L’appareil a été développé par des ingénieurs qui ont déjà travaillé pour la NASA. Théoriquement, il devrait pouvoir voler sur une distance de 800 kilomètres à une vitesse de 185 km/h.

Le grand responsable de ce projet est Carl Dietrich: il affirme avoir déjà 40 bons de commande pour le véhicule, pour lesquelles les intéressés ont dû laisser en dépôt la somme de 5 000$.

Le coût d’achat de la Transition tourne autour de 200 000$. C’est peut-être raisonnable pour un petit avion, mais c’est très coûteux pour une voiture plus ou moins bien équipée.

Les futurs propriétaires devront par ailleurs régler quelques petits problèmes avant de pouvoir s’envoler. D’une part, ils devront trouver une compagnie d’assurances qui acceptera de couvrir les risques; d’autre part, il n’y a qu’un endroit en Amérique du Nord où il est permis de s’envoler à partir de n’importe où et c’est en Alaska…




Obama retardera-t-il la retraite des navettes spatiales ?

13 01 2009

( Par Jean Etienne, Futura-Sciences ) - Le futur président Barack Obama manifeste son inquiétude devant le délai de cinq années qui s'écoulera entre la fin de l’exploitation de la flotte des navettes spatiales et la mise en service de leur successeur, le vaisseau Orion. Mais repousser la retraite des navettes coûterait trois milliards de dollars par an...

Si le plan actuel est retenu, les Etats-Unis ne disposeront plus d’accès à l’espace de 2010 à 2015 et dépendront des vaisseaux russes Soyouz pour acheminer leurs propres astronautes à bord de la Station Spatiale Internationale. La situation n’est pas sans inquiéter le président élu Barack Obama, ainsi que la plupart des membres du Congrès.

De plus, on ne peut pas écarter le risque d’un retard dans la mise au point du vaisseau Orion (programme Constellation), dont le premier exemplaire – en réalité une maquette grandeur nature – s’était spectaculairement écrasé au sol lors d’un essai du système de parachutes. Quant au lanceur Ares, qui n’a jamais volé, sa conception, basée sur l'amélioration d'un accélérateur à poudre de l’actuelle navette ayant lui-même connu des déboires, ne rassure pas tout le monde. Aussi pour la plupart des observateurs, l’année 2016 paraît plus probable pour le premier vol opérationnel, et encore…

Garder les navettes ou accélérer Orion ?

Aussi Barack Obama a-t-il demandé d’examiner la possibilité de retarder la mise à la retraite des actuelles navettes. Nul doute que les possibilités toujours réelles de querelles politiques entre la Russie et les Etats-Unis, ainsi que le risque d’embargo qui pourrait en résulter, alimentent les inquiétudes présidentielles.

Michael Griffin, administrateur général de la Nasa, reconnaît avoir déjà examiné cette possibilité. Mais selon lui, maintenir les navettes en vol coûterait à la Nasa trois milliards de dollars supplémentaires par an, alors que la même somme permettrait d’avancer le premier lancement d’Orion d’un an. La fabrication d’Arès, à elle seule, coûtera environ 2,7 milliards de dollars.

On en reparlera certainement après l’intronisation de Barack Obama le 20 janvier prochain ainsi que du nouveau Congrès américain.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

13 01 2009

Prévisions

Émises à: 15h45 HNE le mardi 13 janvier 2009

Ce soir et cette nuit:

Averses de neige parfois fortes cessant au cours de la nuit. Dégagement par la suite. Accumulation de 5 à 10 cm. Poudrerie par endroits tard ce soir et au cours de la nuit. Vents devenant du sud-ouest à 30 km/h avec rafales à 60 ce soir. Minimum moins 19.

Mercredi:

Ensoleillé. Vents d'ouest de 20 km/h avec rafales à 40 devenant légers en après-midi. Températures stables près de moins 20. Refroidissement éolien de moins 30.

Mercredi soir et nuit:

Dégagé. Minimum moins 29.

Jeudi:

Ensoleillé. Maximum moins 23.

Vendredi:

Ensoleillé. Minimum moins 31. Maximum moins 24.

Samedi:

Neige intermittente. Minimum moins 27. Maximum moins 16.




Oscars: Ce qu'il faut pour vivre parmi les demi-finalistes

13 01 2009

( Agence France-Presse - Cyberpresse ) - Le film québécois Ce qu'il faut pour vivre, du réalisateur Benoît Pilon, figure parmi les neuf demi-finalistes à l'Oscar du film étranger où il représente le Canada, ont annoncé mardi les organisateurs de la cérémonie hollywoodienne.

Ce qu'il faut pour vivre raconte l'histoire d'un chasseur inuit atteint de tuberculose, qui est déraciné et transporté dans un sanatorium de Québec pour se faire soigner, au début des années 1950.

L'Académie des arts et des sciences du cinéma a également sélectionné Entre les murs (France) de Laurent Cantet, Palme d'or à Cannes en 2008, Valse avec Bachir (Israël) qui a remporté dimanche le Golden Globe du film étranger, La bande à Baader (Allemagne), Everlasting moments (Suède), Revanche (Autriche), Departures (Japon), Tear This Heart Out (Mexique) et Les trois singes (Turquie).

Ce dernier film avait remporté le prix de la mise en scène à Cannes. À noter l'absence de la sélection de Gomorra, film sur la mafia napolitaine présenté par l'Italie et qui avait reçu le grand prix du jury sur la Croisette.

Soixante-sept entités territoriales, un record, avaient présenté des candidats à l'Oscar 2009 du film étranger, catégorie dont l'intitulé officiel est «film en langue étrangère», c'est-à-dire autre que l'anglais.

En 2008, l'Oscar avait été remporté par l'Autriche avec Les faussaires.

Depuis que la catégorie du film étranger existe aux Oscars, l'Italie a enlevé le trophée à dix reprises. Elle est suivie par la France avec neuf victoires et l'Espagne (quatre). Aucun film français n'a plus gagné depuis Indochine en 1993.

Les finalistes des Oscars, en général cinq par catégorie, seront annoncés le 22 janvier à Beverly Hills, où se trouve le siège de l'Académie. La cérémonie elle-même se déroulera le 22 février au théâtre Kodak de Hollywood.




Une quinzaine d'employés au travail
Creations Foam a redémarré ses activités

13 01 2009

( Annie Saint-Pierre - Le Journal de Québec ) - L’ancien fabricant des chaussures Crocs, le manufacturier Creations Foam à Québec a doucement redémarré ses opérations avec plus d’une quinzaine d’employés grâce à un grand soutien gouvernemental.

Créations Foam 2008 a fermé ses portes spontanément le 15 avril 2008, causant la commotion dans la région de Québec en raison de la disparition des 500 emplois qui découlait de cette décision, prise au siège social de l’entreprise Crocs, situé à Denver, au Colorado.

Les dirigeants de l’usine québécoise, Mme Marie-Claude de Billy et Andrew Reddyhoff, ont toujours clamé leur volonté de relancer les opérations mais la reprise a tardé.

Or, depuis décembre dernier, il y a de l’agitation dans les vastes installations du manufacturier, sur la rue des Tanneurs à Québec, a appris le Journal de Québec.

“Nous sommes maintenant 17 personnes, nous sommes en redémarrage et nous cherchons de nouvelles applications pour notre procédé de moulage par injection”, précise Mme de Billy.

C’est ce procédé qui a fait la popularité des fameuses sandales Crocs qui ont maintenant totalement disparu du paysage de Creations Foam 2008 à Québec.

L’entreprise fabrique plutôt des oreillers de spas et des bancs de kayaks pour les manufacturiers de ces deux industries mais travaille surtout à développer de nouvelles applications avec la technologie de moulage qu’ont acquise les nouveaux propriétaires.

“Nous avons beaucoup d’espoir de trouver des propriétés vers les mobiliers extérieurs”, dit la vice-présidente Creations Foam, qui prévoit 18 mois de recherche et développement.

Syndicat

M. Stéphane Lacroix, directeur des communications du syndicat des Teamsters, qui représente les travailleurs, est satisfait de cette relance et croit fermement que les dirigeants réussiront leur projet.

La plupart des employés actuellement présents sont des anciens travailleurs licenciés en avril dernier. M. Lacroix dit que près de 90% des employés mis à pied en avril, en majorité des immigrants, ont trouvé un emploi ailleurs depuis l’arrêt des opérations.

Aide

Le couple Reddyhoff/De Billy repart donc à zéro, ayant totalement rayé le nom de Crocs de sa liste de clients et de fournisseurs.

Ils ont convaincu d’anciens partenaires privés de les soutenir. Le gouvernement du Québec et du Canada a donné un solide coup de pouce à la relance des opérations de Créations Foam 2008.

Au ministère du Développement Économique de l’innovation et de l’Exportation, on dit que Créations Foam s’est prévalu du programme de soutien aux projets économiques afin de décrocher un prêt mais certaines clauses restent cependant à préciser.

Au cabinet du ministre de l’Emploi Sam Hamad, un porte-parole dit que Creations Foam a bénéficié d’une somme de 88 000$ pour permettre le reclassement des travailleurs licenciés.

Développement et Exportation Canada(DEC), la Banque de Développement du Canada(BDC) et Investissement-Québec ont aussi favorisé leur redémarrage de cette entreprise. Les sommes seront dévoilés ultérieurement.




Rabaska
Un autre combat perdu pour les opposants

13 01 2009

( Radio-Canada.ca/Québec ) - Le décret du gouvernement Charest visant à soustraire le projet Rabaska à l'autorité de la Commission de protection du territoire agricole était valide. L'UPA ainsi qu'un résident de Lévis, Carl Savard, cherchaient à faire invalider ce décret en Cour supérieure. Or, le juge Claude-Henri Gendreau a rejeté la requête estimant que le gouvernement Charest a respecté les règles.

Le président de Rabaska, André L'Écuyer, se réjouit de cette décision. « Il [le gouvernement] l'a fait correctement selon ce qui était prévu dans la loi sur la protection du territoire agricole, alors on n'est pas surpris, on est plutôt heureux du jugement. »

Le 4 octobre 2007, la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ) a été dessaisie du dossier Rabaska par le gouvernement Charest, le gouvernement levant ainsi le dernier obstacle à la réalisation du projet de terminal méthanier à Lévis. La CPTAQ évaluait qu'à long terme, les installations compromettraient la vocation agricole d'un secteur de 500 hectares.

L'annulation du projet à nouveau demandée

Cette décision arrive au moment où plusieurs se demandent si le projet de port méthanier est toujours viable. Le collectif Stop au méthanier notamment estime que la crise actuelle du gaz naturel en Europe devrait amener le retrait du projet de Gaz Métro. Le collectif Stop au méthanier souligne que l'affrontement actuel entre Gazprom et l'Ukraine démontre que la Russie n'est pas un partenaire fiable en matière d'approvisionnement en gaz naturel.

Les opposants répètent que le Québec ne doit pas se soumettre à la dépendance de Gazprom, qui a déjà indiqué qu'il voulait contrôler le prix mondial du gaz naturel.

Le porte-parole du collectif Stop au méthanier, Jacques Levasseur, ajoute que Rabaska doit tirer ses conclusions dès maintenant afin de rassurer les 130 familles touchées par le projet. Il souligne que les livraisons de gaz ne sont pas prévues avant 2017 ou 2020 et que les familles touchées par le projet ne peuvent pas vivre dans l'incertitude durant tout ce temps.

Toutefois, selon André L'Écuyer, un tel report dans le projet n'est pas prévu. « Gazprom et ses partenaires maintiennent le même échéancier, 2014 pour les livraisons de gaz. Est-ce que ça va être retardé ? Pour l'instant moi, je ne peux pas l'affirmer et les sources des gens qui disent que ça va être reporté en 2020, moi, je ne suis pas au courant de ça », dit-il.




Jean Pelletier : Les funérailles auront lieu samedi en l'église Saint-Dominique

13 01 2009

( La Presse Canadienne ) - Les obsèques de l'ancien maire de Québec, Jean Pelletier, auront lieu samedi, le 17 janvier, à 14h, en l'église Saint-Dominique, sur le chemin de la Grande-Allée, à Québec. Après les funérailles, la dépouille de M. Pelletier sera inhumée au cimetière Notre-Dame-de-Belmont, à Québec.

La famille aura préalablement reçu les condoléances jeudi, vendredi et samedi dans un salon funéraire de Québec.

Jean Pelletier ne souhaitait pas de funérailles civiques.

Luttant contre le cancer depuis deux ans, le maire de Québec de 1977 à 1989 était en rémission depuis quelques mois, mais son état s'était aggravé pendant la période des Fêtes. Il est décédé à l'âge de 73 ans, tôt samedi matin.

Il semble que deux personnalités prendront la parole pendant la cérémonie. Il s'agirait de l'ancien premier ministre Jean Chrétien, qui avait retenu M. Pelletier comme chef de cabinet pendant plusieurs années, de même que l'ancien recteur de l'Université Laval de 1977 à 1987, Jean-Guy Paquet.

Jean Pelletier laisse dans le deuil son épouse, Hélène Bhérer, son fils Jean et sa fille Marie, deux petits-enfants de même qu'un frère et une soeur.




Epidémie de gastro à l'Hôpital Laval

13 01 2009

( Ariane Lacoursière - La Presse ) - Une épidémie de gastroentérite force l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (Hôpital Laval) à interdire tous les visiteurs jusqu'au 16 janvier à midi.

Tous les secteurs de l'établissement sont touchés par cette interdiction. Ces «mesures exceptionnelles» sont prises afin de limiter la propagation de gastroentérite dans l'établissement peut-on lire dans un communiqué de presse.

Les personnes qui veulent prendre des nouvelles d'un proche hospitalisé sont invitées à contacter l'hôpital (418 656-8711).




Alcool au volant
La Couronne veut que Walsh soit déclaré «délinquant dangereux»

13 01 2009

(Presse Canadienne) - Roger Walsh, un multirécidiviste de l'alcool au volant, qui a happé à mort une mère de famille qui se déplaçait en fauteuil roulant à Les Cèdres, en Montérégie, le 23 octobre dernier, était de retour devant le tribunal, mardi matin, à Salaberry-de-Valleyfield.

Les représentations sur sentence qui devaient avoir lieu mardi ont toutefois été reportées au 5 février.

La Couronne a en effet annoncé son intention de faire déclarer Roger Walsh délinquant dangereux.

Cette décision a surpris la défense qui doit maintenant revoir sa stratégie. Selon Me Jacques Vinet, qui défend Roger Walsh, il s'agirait d'une première demande de la sorte au Québec dans une affaire de conduite automobile.

Roger Walsh avait plaidé coupable, en décembre, à de nombreuses accusations, notamment de délit de fuite mortel, bris de conditions et conduite avec facultés affaiblies entraînant la mort de Annee Khudaverdian, 47 ans.

La dame, qui célébrait son anniversaire cette journée-là, était sortie promener son chien lorsqu'elle a été fauchée par la minifourgonnette de Roger Walsh qui a poursuivi son chemin sans s'arrêter. Il a perdu la maîtrise de son véhicule huit kilomètres plus loin.

L'homme de 56 ans compte 19 antécédents d'alcool au volant. La Couronne entend réclamer une peine exemplaire dans ce dossier.




Crise: Québec n'exclut pas un déficit l'année prochaine

13 01 2009

( Tommy Chouinard - La Presse ) - (Québec) - Le gouvernement Charest n'écarte plus un déficit pour l'an prochain. La ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, ne promet pas le maintien de l'équilibre budgétaire en 2009-10 comme elle l'a pourtant fait en campagne électorale, il y un peu plus d'un mois.

À l'entrée d'une réunion du caucus libéral ce matin, la grande argentière du gouvernement a indiqué qu'elle «ne pense pas qu'il y aura un déficit cette année», donc en 2008-09. Et l'an prochain? «On va voir. On va mettre les chiffres à jour», a-t-elle répondu.La ministre dit ne pas ouvrir «maintenant» la porte à un «déficit ponctuel». Elle a rappelé que la crise économique frappe durement le Québec. «Il y aura un budget en mars. C'est là qu'on va faire la mise au point de la situation financière actuelle. Vous savez que tous les gouvernements ont revu à la baisse leurs revenus. Le Québec, manifestement, ne sera pas épargné.»

Monique Jérôme-Forget n'a pas donné un aperçu de l'état des finances publiques puisque «les données doivent être mises à jour». C'est pour cette raison qu'elle dit ne pouvoir garantir l'équilibre budgétaire l'an prochain. «Je ne vais pas me prononcer maintenant. Je ne pense pas qu'il y aura un déficit cette année. Je vais faire mon travail correctement. Je ne vais pas vous donner un chiffre comme ça qui me sort de la tête. Je vais faire le travail consciencieusement», a-t-elle dit.

Lors de sa mise en jour économique, en novembre, les données d'alors permettaient à la ministre de garantir que le Québec ne creusera pas un trou budgétaire cette année et l'an prochain. En fait, une réserve de 2,3 milliards de dollars permettait de maintenir l'équilibre budgétaire cette année et l'an prochain. La crise économique semble avoir chamboulé les prévisions pour l'an prochain.

Hier, le premier ministre Jean Charest disait pourtant q'«on va pouvoir rester en équilibre budgétaire» au cours des deux prochaines années en raison de la réserve budgétaire. Ce matin, il s'est fait moins catégorique. «On fait tous les efforts pour avoir un budget équilibré», a-t-il dit.

Monique Jérôme-Forget présentera demain un énoncé économique afin de stimuler l'économie. Elle concrétisera essentiellement des engagements électoraux, comme la hausse des investissements dans les infrastructures et la création d'un crédit d'impôt pour la rénovation domiciliaire.

La session extraordinaire de trois jours de l'Assemblée nationale s'ouvre cet après-midi avec l'élection, par acclamation, du président de la Chambre, Yvon Vallières.

Jean Charest a indiqué hier que cette session sera dépourvue de «grandes annonces» et que l'énoncé économique sera «sans grosses surprises». Ce matin, il a souligné qu'un débat sur l'économie à l'Assemblée nationale est important. Ce débat devrait durer deux, peut-être trois heures mercredi.

«Ça vaut la peine de se réunir cette semaine. La stratégie utilisée est d'y aller de façon ciblée de façon à ce qu'on réagisse, pas trop, pour justement garder le cap pour ne pas nous retrouver avec des déficits structurels. Moi j'estime que c'était nécessaire qu'on se retrouve. Si les gens trouvent ça inutile, pour moi, je pense qu'ils se trompent.» Seul un projet de loi sur les caisses de retraite privées nécessite un vote de la Chambre. Ce projet de loi est capital, a martelé le ministre du Développement économique, Raymond Bachand.




L'ONF lance un coffret pour les 400 ans de Québec

13 01 2009

( La Presse Canadienne - Montréal ) - L'Office national du film du Canada va permettre à la population de redécouvrir l'histoire de la ville de Québec.

L'organisme offrira prochainement un coffret hommage de trois DVD renfermant neuf films sur l'histoire de cette ville. Il sera distribué gratuitement dans plus de 26 000 écoles et bibliothèques publiques du pays.

Pour sa réalisation, l'ONF a réuni une sélection de films historiques, des courts et longs métrages tirés de sa collection, allant des années 1950 à 2008. Le coffret comprend également un guide d'enseignement pour faciliter l'utilisation en classe aux niveaux primaire et secondaire.

Les Canadiens pourront également poursuivre en ligne ce voyage au coeur de l'histoire par l'entremise d'un site Web complet, onf.ca/hommage-quebec.

Les coffrets seront distribués dès la fin du mois de janvier et le site internet sera accessible au même moment.




Le hockey et la religion

13 01 2009

( Radio-Canada.ca ) - Quelle est la ressemblance entre la ferveur religieuse et l'engouement pour le Canadien de Montréal? C'est à cette question qu'ont voulu répondre Olivier Bauer et Jean-Marc Barreau dans leur livre La religion du Canadien de Montréal, à paraître le 16 janvier prochain.

Selon Olivier Bauer, si l'équipe de hockey n'est pas une religion au sens propre, elle revêt un caractère religieux.

Le livre La religion du Canadien de Montréal, édité par Fides, regroupe six grands thèmes, rédigés par six coauteurs. Ils abordent la piété pour le Canadien, les figures qui font office de chefs, le symbole qu'est devenu Maurice Richard, les oeuvres caritatives de l'équipe, les femmes et le hockey, et la question centrale: le Canadien de Montréal est-il une religion?

Olivier Bauer précise que le sujet n'est pas neuf et dépasse le centième anniversaire du club. « Il s'agit d'une question qui est dans l'air au Québec et que peu de gens avaient prise au sérieux jusqu'ici. »

Pour Jean-Marc Barreau, un des coauteurs du livre, l'engouement pour l'équipe de hockey montre que le peuple québécois se rapproche d'une autre forme de sacré.

« Au fond, c'est une société qui a laissé de côté une certaine religion pour en trouver une autre. Le sport n'est-il pas une religion de substitution à celle qui s'est atténuée? », souligne-t-il.

« C'est une religion qui s'inscrit dans un Québec traditionnellement ou mythologiquement catholique mur à mur », insiste Oliver Bauer.

L'objectif du livre n'est pas d'émettre un jugement, mais d'exposer les bases de ce qui pourrait conduire à un débat pour les amateurs. Selon Olivier Bauer, il ne faut pas perdre de vue que le hockey demeure avant tout un jeu.

Olivier Bauer, qui a joué 15 ans comme gardien de hockey, est professeur à la faculté de théologie et des sciences des religions de l'Université de Montréal.

Jean-Marc Barreau est prêtre et ceinture noire de judo. Il a une maîtrise en éducation physique et sportive, une autre en théologie.




Recyclage : On manque de pneus

13 01 2009

( La Presse Canadienne ) - Près de 19 ans après l'incendie de Saint-Amable, en Montérégie, les dépotoirs de pneus ont presque tous disparus du paysage québécois.

Au terme du programme gouvernemental le 31 décembre dernier, qui visait l'élimination des dépotoirs de pneus jugés trop dangereux, il ne reste plus qu'un seul grand dépotoir à vider, selon Recyc-Québec.

Recyc-Québec affirme que la plupart des petits dépotoirs sont maintenant presque tous disparus. Sur les douze grands dépotoirs, il ne reste plus que celui de Franklin, en Montérégie, à vider. D'après les estimations, il y aurait encore de 11 à 12 millions de pneus. Lorsque le Québec a entrepris d'éliminer des dépotoirs les pneus hors d'usage, on estimait qu'il y en avait un peu plus de 50 millions.

La grande majorité de tout ce qui a été retiré des sites a pris la route du recyclage. Une partie de ce qui était irrécupérable a été incinérée en cimenterie.

La récupération a contribué au développement d'une industrie du recyclage qui pourrait maintenant manquer de matière première, puisque les 7 millions de pneus qui sont remplacés chaque année ne suffisent pas à satisfaire à la demande.

Les entreprises qui recyclent les vieux pneus risquent bientôt de manquer de pneus, et pourraient éventuellement s'approvisionner en Ontario.

« Nos entreprises, si elles veulent augmenter leur production, doivent trouver des pneus discartés (sic), parce qu'elles ne peuvent pas fabriquer de tapis d'étables à partir de pneus neufs », affirme Mario Laquerre, directeur de Programme et exploitation à Recyc-Québec.

L'organisme propose même aux entreprises québécoises de s'approvisionner en Ontario. « On a eu des discussions avec ces entreprises en disant qu'il faudrait peut-être élargir leur champ d'accueil. Historiquement, elles prenaient en grande majorité des pneus du Québec. Maintenant que l'Ontario veut mettre en place un système similaire au système québécois, elles seraient intéressées effectivement à recevoir ces pneus-là ».

Selon Recyc-Québec, 88 % des pneus récupérés sont transformés en d'autres produits.




Collège des médecins : La radiation à vie réclamée

13 01 2009

( Radio-Canada.ca - MONTRÉAL ) - Condamné pour attouchements sexuels en juin dernier - sa troisième condamnation pour des crimes de nature sexuelle au cours de sa pratique -, le docteur Marc Bissonnette risque de perdre le droit d'exercer la médecine de façon permanente.

Le syndic du Collège des médecins a réclamé la radiation à vie du docteur Bissonnette lors des recommandations sur la peine, lundi, devant le Collège des médecins. Le syndic estime, à la suite de sa troisième condamnation, qu'il s'agit du seul moyen de protéger le public contre le chirurgien plastique.

De son côté, Marc Bissonnette, qui s'est livré à des attouchements sexuels sur deux patientes, a continué de nier les faits.

Il avait été condamné pour agression sexuelle sur une patiente dans les années 1990 et pour attouchements sexuels sur une autre patiente en 2007.

Marc Bissonnette effectuait des augmentations mammaires à sa clinique de la rue Sherbrooke à Montréal.




Village olympique : Un trou de 400 millions à combler

13 01 2009

( La Presse Canadienne ) - Un manque à gagner de 400 millions de dollars dans le budget compromet la construction du village olympique pour les Jeux de Vancouver en 2010.

Pour sortir de l'impasse, le maire de Vancouver Gordon Robertson demande au gouvernement provincial de modifier la charte de la Ville de Vancouver pour qu'il puisse contracter un emprunt et finir la construction du village olympique.

Les membres du conseil municipal ont voté à l'unanimité en faveur d'un amendement en ce sens lors d'une séance extraordinaire convoquée par Gordon Robertson, lundi.

Le cas échéant, la Ville de Vancouver se dit prête à assumer les coûts relatifs au village olympique. D'ailleurs, l'ancien maire de Vancouver, Phillip Owen, suggère à la nouvelle administration de puiser dans le fonds de dotation de la Ville pour ce faire.

Réactions des deux paliers de gouvernement

Le premier ministre de la Colombie-Britannique, Gordon Campbell, a assuré le maire de Vancouver de son soutien.

Stephen Harper, par contre, a décliné toute participation du gouvernement fédéral dans ce projet.

Un gouffre financier

Les difficultés financières découlent du désistement du bailleur de fonds Fortress Investment, en septembre dernier. Fortress a arrêté les paiements mensuels des coûts de la construction du village qui accusaient déjà un dépassement de 125 millions de dollars.

Conséquemment, l'entrepreneur responsable des travaux, Millenium Development, annonce qu'il n'est pas en mesure de poursuivre les travaux au-delà du mois de février.

Or, le temps presse, car le village olympique doit être prêt d'ici le mois de novembre 2009 pour accueillir les athlètes.

Le village olympique sera reconverti en logements de type condominiums. La mise en vente d'unités d'habitation, une source de financement, ne connaît malheureusement pas le succès escompté. La valeur des logements est à la baisse et la majorité des unités disponibles n'ont pas trouvé preneur.

Des négociations sont toujours en cours avec Fortress Investment dans l'espoir que le bailleur de fonds reprenne les paiements.




Radiodiffusion : Portrait de la situation en milieu minoritaire

13 01 2009

( Radio-Canada.ca - OTTAWA-GATINEAU ) - Plus de cinquante organismes, dont la Société Radio-Canada (SRC), participent, à Gatineau, aux audiences du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) sur les services de radiodiffusion offerts aux communautés francophones et anglophones en situation minoritaire.

Tenues à la demande de Patrimoine canadien, ces audiences, qui dureront toute la semaine, visent à brosser le portrait de la production radiophonique et télévisuelle dans les deux langues officielles.

Dans son témoignage rendu mardi matin, Radio-Canada s'est dite préoccupée par l'inaccessibilité de ses signaux locaux pour certains résidents, notamment à Ottawa, à Toronto et en Saskatchewan. Certains distributeurs de télévision par satellite n'offrent la possibilité à leurs clients d'avoir accès à la programmation locale de Radio-Canada, ce qui les prive de bulletins de nouvelles régionaux produits en français.

Une programmation qui fait rayonner les minorités

Selon le président de l'Alliance des producteurs francophones du Canada (APFC), Mark Chatel, les productions francophones hors Québec ont créé des retombées de 250 millions de dollars en cinq ans dans les communautés francophones minoritaires.

Toutefois, l'APFC constate que les diffuseurs hésitent encore à programmer ces émissions aux heures de grande écoute. « Je dirais que c'est quand même contre nature que de penser systématiquement à la réalité des communautés francophones en milieu minoritaire quand vient le temps de faire des choix de programmation », explique le président de l'organisme.

M. Chatel demeure convaincu que les communautés minoritaires tirent avantage de se voir représentées dans des téléromans ou des documentaires. Ils citent en exemple la série Belle-Baie, produite en Acadie.

Le commissaire aux langues officielles Graham Fraser, qui sera entendu cette semaine devant le CRTC, est du même avis. Il croit que des mesures incitatives plus soutenues permettront un meilleur rayonnement des minorités linguistiques. Il souhaite que les diffuseurs soient obligés de penser aux besoins des communautés en situation minoritaire.

À la suite de ces audiences, le CRTC doit soumettre un rapport au gouvernement d'ici le 31 mars.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

13 01 2009

Prévisions

Émises à: 11h30 HNE le mardi 13 janvier 2009

Aujourd'hui:

Neige. Accumulation de 5 cm. Maximum moins 4.

Ce soir et cette nuit:

Averses de neige parfois fortes cessant au cours de la nuit. Dégagement par la suite. Accumulation de 5 cm. Poudrerie par endroits tard ce soir et au cours de la nuit. Vents devenant du sud-ouest à 30 km/h avec rafales à 60 ce soir. Minimum moins 19.

Mercredi:

Ensoleillé. Vents d'ouest de 30 km/h avec rafales à 50 devenant légers en soirée. Températures stables près de moins 20. Refroidissement éolien de moins 33.

Jeudi:

Ensoleillé. Minimum moins 29. Maximum moins 23.

Vendredi:

Ensoleillé. Minimum moins 31. Maximum moins 24.

Samedi:

Neige intermittente. Minimum moins 27. Maximum moins 16.




Vers une récession planétaire en 2009 ?

13 01 2009

( LaPresseAffaires avec Agence France-Presse ) - L'économie mondiale devrait traverser une récession en 2009 et les économies émergentes vont faire face au mieux à «un très fort ralentissement», prévoit l'assureur crédit Euler Hermes, qui voit un risque important peser sur leurs notes.

Le Groupe Euler Hermes ne s'attend qu'à une croissance mondiale de 1% cette année, a expliqué mardi le directeur du risque pays, David Atkinson, lors d'une conférence de presse.

Selon lui, cela équivaut à une récession planétaire, qu'il définit par une croissance mondiale de «moins de 2 à 3%».

Toutes les économies émergentes «vont traverser un très fort ralentissement et dans certains cas une récession», a-t-il insisté, ajoutant qu'Euler Hermes n'attend pas de reprise de l'économie mondiale avant fin 2009.

Les pays émergents font face à «un rapatriement massif des investissements étrangers», à une «baisse des exportations» et du «prix des matières premières», notamment les producteurs pétroliers comme la Russie ou les pays du Golfe.

Même les économies les plus résilientes «ont été touchées par l'assèchement des liquidités, la chute des marchés financiers et le fort réajustement des taux de change», précise Euler Hermes.

Euler Hermès table sur 2% de croissance pour l'Europe émergente en 2009, dont 1,5% pour la Russie et 1% pour la Turquie. En Asie émergente, l'assureur crédit anticipe une croissance de 5%, dont 7% pour la Chine et 5% pour l'Inde, 1,9% pour l'Amérique latine (dont 2,3% pour le Brésil) et 4,6% pour l'Afrique et le Moyen Orient.

Euler Hermes signale un important risque de dégradation de la notation des pays émergents à cause de la crise.

Depuis l'intensification de la crise financière à la mi-septembre, l'assureur crédit a abaissé les notes de la Hongrie, de la Roumanie, de la Bulgarie, de la Lituanie, du Guatemala et de la Jordanie au rang d'investissement à risque.

Celles de l'Islande, du Pakistan, de l'Argentine et du Vietnam l'ont été au rang de défaut de paiement.

L'Europe de l'Est est particulièrement vulnérable à la crise, même si «le pronostic à long terme pour ces pays est bon», a noté M. Atkinson.

La Turquie et les pays baltes font également partie des pays les plus fragilisés en Europe, aux côtés de du Pakistan, du Kazakhstan, de l'Indonésie et du Vietnam en Asie, de l'Argentine, l'Equateur et le Venezuela entre autres en Amérique du Sud.

En ce qui concerne la Russie, Euler Hermes remarque que les réserves de change ont chuté de plus de 25% depuis début août, et que «le rythme de ce déclin réprésente un risque» pour l'économie du pays, tout comme les turbulences politiques (Georgie, Ukraine).

En Turquie, le niveau élevé d'inflation (10%), l'importance du déficit budgétaire et la dépendance aux transferts de capitaux constituent des facteurs de vulnérabilité.

Euler Hermes note aussi que l'Inde a enregistré une rapide détérioration de son activité industrielle, une chute de ses marchés boursiers et de ses réserves de changes, ainsi qu'un déficit d'Etat important qui limite les marges d'action du gouvernement face à la crise, même si son secteur bancaire reste «relativement protégé».




La terre tremble toujours au Costa Rica

13 01 2009

( Agence France-Presse - San Jose ) - Cinq nouvelles secousses telluriques au moins ont été enregistrées depuis lundi soir, selon l'Observatoire vulcanologique et sismologique du Costa Rica, où un séisme a fait jeudi dernier 17 morts et 20 disparus dans une zone touristique du pays.

Les secousses se sont produites dans la région du volcan Poas, à une quarantaine de kilomètres de la capitale, San José. C'était déjà la zone de l'épicentre du séisme de jeudi, dont la magnitude avait été enregistrée à 6,2 sur l'échelle de Richter.

La plus forte des nouvelles secousses a été enregistrée mardi à la magnitude de 4,2, à 01h08 locales (2 h 08 HNE), a précisé l'Observatoire.

Les opérations de secours, à la recherche de rescapés, se poursuivaient mardi près du volcan, situé dans une région très touristique mais désormais dévastée par le séisme et dont de nombreux secteurs sont isolés par les glissements de terrain.




Projet de CBC Radio 2
Musique québécoise pour Barack Obama

13 01 2009

( Nicholas Lavallée - Le Journal de Québec ) - MONTRÉAL — Mes Aïeux, Pierre Lapointe, Ariane Moffatt, Daniel Bélanger et Richard Desjardins pourraient se retrouver dans le iPod de Barack Obama grâce à une initiative lancée par CBC Radio 2.

Jusqu’au 16 janvier, CBC Radio 2 invite les Canadiens à voter pour les 49 chansons en provenance du nord du 49e parallèle qui définissent le mieux le Canada. L’objectif : permettre à Barack Obama, qui deviendra officiellement le 20 janvier le 44e président des États-Unis, de se familiariser avec la culture musicale canadienne.

« La venue d’un nouveau président était l’occasion de faire valoir le large éventail de la musique canadienne », explique le porte-parole de la CBC, Jeff Keay.

La station a d’abord demandé aux internautes canadiens de proposer les chansons qu’ils souhaitaient acheminer à Barack Obama avant d’en sélectionner 100 parmi lesquelles 49 seront retenues.

Sur les 100 chansons en nomination, 19 sont québécoises et francophones. Des chansons qui ont marqué l’histoire musicale du Québec, comme Quand les hommes vivront d’amour, de Raymond Lévesque, La complainte du phoque en Alaska, de Beau Dommage, Heureux d’un printemps, de Paul Piché, Le tour de l’île, de Félix Leclerc, ou encore Mon pays, de Gilles Vigneault.

De leur côté, les artistes de la relève s’illustrent eux aussi. Ainsi, Malajube et son Montréal -40 °C, Dégénération, de Mes Aïeux, Point de mire, d’Ariane Moffatt, Oublie pas, de Karkwa, et La voix humaine, de Catherine Major, se retrouvent sur la liste.

Du côté anglophone, la chanteuse folk Joni Mitchell, le rockeur Neil Young et le groupe The Guess Who se distinguent avec deux chansons en nomination chacun.

Avec trois chansons au tableau, le Montréalais Leonard Cohen peut se vanter d’être apprécié d’un océan à l’autre. Democracy, Suzanne et Hallelujah (interprétée par k.d. lang) risquent de se retrouver parmi les 49 chansons sélectionnées qui seront dévoilées le 20 janvier, jour de l’investiture de Barack Obama.

D’ici là, les internautes peuvent voter en ligne auwww.cbc.ca/obamaplaylist.

Est-ce que le principal intéressé tendra l’oreille vers cette compilation canadienne? « On l’espère, note Jeff Keay, après tout, il n’est qu’à un clic de souris de cette liste. »




A quoi sert Radio-Canada, déjà?

13 01 2009

( Richard - Le Soleil ) - Dans la tourmente grotesque entourant le Bye Bye, un chroniqueur d’un grand quotidien suggérait la semaine dernière que Radio-Canada ne jouait plus son rôle de télévision publique et qu’elle ressemblait de plus en plus aux privées.

Non seulement je ne comprends aucune logique dans ce raisonnement, mais je vois totalement l’inverse. Les nostalgiques de la «grande époque culturelle» de Radio-Canada, qui ont une mémoire sélective, ne retiennent que Les beaux dimanches, L’heure du concert et les grands téléthéâtres, et oublient comme par enchantement Les Coqueluches, Allô Boubou, Louvain à la carte, Les démons du midi et Le travail à la chaîne. En réalité, Radio-Canada n’a jamais présenté aussi peu de «quétaineries» qu’à l’heure actuelle. Il suffit de voir un seul épisode d’Ici Louis-José Houde pour le constater.

Autre point majeur: il n’y a pas 20 ans, la grille-horaire de Radio-Canada foisonnait de séries américaines doublées. Pas en été ou la fin de semaine, mais bien en semaine le soir, en pleine heure de grande écoute. Dallas, L’incroyable Hulk, La femme bionique, Dr Welby, et la liste est longue.

C’est dire que la société d’État a rarement diffusé aussi peu de séries américaines qu’actuellement. Et quand elle en diffuse, c’est hors saison, ou la fin de semaine, et ce sont parmi les meilleures du moment: Dre Grey, leçons d’anatomie, Beautés désespérées, Perdus, Les Tudors, Chère Betty. On est loin de Dallas.

D’autre part, on a rarement vu autant de séries audacieuses dans la programmation de Radio-Canada, alors que la télévision généraliste vit pourtant une crise et qu’il n’y a jamais eu autant de chaînes spécialisées. À côté de l’ignoble Grosse vie, il n’y a que ce réseau qui a l’audace de diffuser des oeuvres comme Tout sur moi, Les Parent, Les hauts et les bas de Sophie Paquin, C.A., Les étoiles filantes, Les invincibles. Hautement subventionnée et jouissant de crédits d’impôt — ne l’oublions pas —, TVA ne présenterait jamais ça.

Dernier point: les puristes voudraient évacuer toute émission de variétés de Radio-Canada. Comme si les variétés représentaient de la sous-télévision. Attention: dans télévision publique, il y a le mot «publique». Et le public n’est pas composé que de madames d’Outremont qui lèvent le nez sur les variétés et l’humour. Radio-Canada doit présenter de tout, y compris des variétés et de l’humour. Et avec toutes les émissions d’affaires publiques qu’elle présente actuellement — personne n’en fait autant nulle part —, on peut dire qu’elle joue son rôle mieux que jamais.

J’ai critiqué sévèrement Radio-Canada à de nombreuses reprises durant la dernière année — surtout son service de l’information —, et je continuerai à le faire, parce que certaines décisions de ce réseau m’horripilent au plus haut point. Mais ne mélangeons rien, ne soyons pas aveuglés par la dérive d’un Bye Bye ou par des guerres d’empire: Radio-Canada joue son rôle de service public mieux que bien des télés d’État dans le monde, notamment celle de la France, qui présente bien plus de quétaineries que notre télé à nous.




Hillary : l'Amérique ne peut résoudre seule les problèmes du monde

13 01 2009

( Agence France-Presse - Washington ) - L'Amérique ne peut à elle seule résoudre les problèmes du monde et le monde ne peut pas non plus les résoudre sans l'Amérique, devait déclarer mardi Hillary Clinton au Sénat, lors de l'audition destinée à confirmer sa nomination au poste de secrétaire d'Etat.

«L'Amérique ne peut résoudre seule les problèmes les plus pressants du monde et le monde ne peut pas les résoudre sans l'Amérique», devait déclarer Mme Clinton, selon un texte de ses déclarations remis à l'avance à la presse.

Alors que l'administration Bush sortante a été souvent accusée «d'unilatéralisme» dans ses relations avec le reste du monde, l'ancienne Première Dame a estimé que «la puissance américaine a laissé à désirer mais reste désirée».

Elle a promis de «renouveler la puissance de l'Amérique par une diplomatie qui renforce notre sécurité, fait progresser nos intérêts et reflète nos valeurs».

Au terme de la présidence Bush marquée par les attentats du 11 septembre 2001, Mme Clinton a déclaré: «Je ne me lève pas chaque matin en pensant aux menaces et aux dangers auxquels nous sommes confrontés». «Tout défi offre aussi une chance», a-t-elle dit à ses collègues de la Commission des Affaires étrangères du Sénat.

Mme Clinton reste sénatrice de New York jusqu'à l'investiture du président Barack Obama le 20 janvier.

«La politique étrangère doit être fondée sur l'union de principes et du pragmatisme, pas sur une idéologie rigide», a-t-elle lancé. Elle doit reposer aussi «sur des faits et des preuves, pas sur l'émotion ou les préjugés», a ajouté la sénatrice, qui a initialement soutenu l'invasion de l'Irak en 2003 avant de se rétracter.

Les sénateurs devraient l'interroger sur les défis plus immédiats qui attendent la future chef de la diplomatie américaine, notamment l'intervention israélienne dans la bande de Gaza.

Relations de coopération

Hillary Clinton a par ailleurs déclaré que la nouvelle administration américaine cherchera «des relations de coopération avec la Russie», tout en défendant les principes et les lois internationales.

«Le président élu (Barack) Obama et moi souhaitons avoir à l'avenir des relations de coopération avec le gouvernement russe sur les questions d'importance stratégique, tout en défendant avec force les valeurs américaines et les normes internationales», a déclaré Mme Clinton.

L'administration du président sortant George W. Bush, qui passe la main à celle de M. Obama le 20 janvier, a accusé le gouvernement russe de se montrer de plus en plus autoritaire dans son pays et agressif à l'étranger.




Les équipes Bush et Obama s'entraînent à un scénario catastrophe

13 01 2009

( Agence France-Presse - Washington ) - Les équipes du président sortant George W. Bush et de son successeur Barack Obama se prêtaient mardi à un exercice d'entraînement au scénario catastrophe d'une attaque terroriste contre plusieurs villes américaines, a indiqué la Maison Blanche.

Il s'agissait d'un nouvel effort pour que l'équipe Obama soit entièrement opérationnelle dès le premier jour, le 20 janvier, et d'une nouvelle illustration d'un niveau de coopération que les deux camps ont dit «sans précédent» pour assurer la transition la plus en douceur possible.

Selon un porte-parole de la Maison Blanche, Scott Stanzel, de hauts responsables des équipes Bush et Obama devaient travailler sur le scénario d'une attaque perpétrée avec des engins explosifs artisanaux contre plusieurs villes américaines, les moyens de communication et d'autres cibles économiques.

Il s'agit de répéter comment «le gouvernement fédéral répondrait dans l'éventualité d'attentats dans de nombreuses villes américaines», a-t-il dit.

Il a précisé que cet exercice, censé duré environ deux heures et demie, était purement «hypothétique» et qu'il n'avait pas été organisé en réaction à une nouvelle menace qui pèserait par exemple sur les cérémonies de passation de pouvoirs.




Les diplomates canadiens aux mains de «groupes terroristes»

13 01 2009

( Agence France-Presse - Niamey ) - Les deux diplomates canadiens portés disparus au Niger depuis un mois sont aux mains de «groupes terroristes», a affirmé mardi le président nigérien Mamadou Tandja, dans une allusion aux mouvements rebelles touareg du nord du Niger.

C'est la première fois que le président nigérien évoque publiquement la disparition des deux diplomates onusiens, Robert Fowler et Louis Guay.

«En ayant une pensée pour l'envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies au Niger et ses collaborateurs, ainsi que leurs familles respectives restées sans nouvelles d'eux et en souhaitant qu'ils retrouvent rapidement la liberté, toutes les investigations menées portent à croire qu'ils sont otages de groupes terroristes», a déclaré M. Tandja lors d'une cérémonie de voeux au corps diplomatique.

Les deux hommes et leur chauffeur sont portés manquants depuis une excursion le 14 décembre dans une mine d'or exploitée par la société canadienne Semafo à Samira, à l'ouest de Niamey.

Leur voiture avait été retrouvée à quelques dizaines de kilomètres à l'ouest de Niamey, moteur tournant et portières ouvertes.

Deux jours après l'annonce de leur disparition, un groupe rebelle touareg, le Front des Forces de Redressement (FFR), avait dans un premier temps revendiqué sur son site Internet leur enlèvement, mais quelques heures plus tard, le président du FFR, Mohamed Awtchiki Kriska, avait catégoriquement démenti.

Le principal mouvement rebelle touareg opérant au nord du pays, le Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ) avait pour sa part immédiatement nié toute responsabilité dans la disparition des deux diplomates.

La semaine dernière, les autorités canadiennes avaient quant à elles indiqué n'avoir reçu aucune demande de rançon.

«Nous sommes très préoccupés», avait déclaré le ministre des Affaires étrangères Lawrence Cannon, ajoutant que le Canada utilisait toutes les ressources à sa disposition afin de «déterminer ce qui s'est passé».

M. Cannon avait ajouté, sans autre précision, que le Canada avait «des employés sur le terrain» et travaillait en étroite collaboration avec les pays de la région. Il a indiqué s'être entretenu à deux reprises de cette affaire avec le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

Interrogé enfin sur les raisons de cette disparition, le ministre avait souligné que dans cette affaire Ottawa examinait «toutes les options, toutes les hypothèses».




Agrandissement du Capitole
Le financement pourrait tarder

13 01 2009

( Marc-André Séguin - Le Journal de Québec ) - La crise économique se fait ­sentir au Capitole. On ­rapporte que le financement du projet d’agrandissement sera plus difficile que prévu.

Jean Pilote, propriétaire et directeur général du Capitole de Québec, a dit au Journal, lundi, que ses plans, pour lesquels il attend le feu vert en avril, risquent d’être retardés. « Il faut être honnête, la situation économique risque de ralentir le financement. » Il se dit « confiant » de réalisation ultime du projet, mais s’attend à des difficultés qui étaient jusqu’ici imprévues. « C’est un bon projet, mais c’est sûr qu’avec la crise, ce sera plus difficile que dans une situation économique normale. »

Le projet évalué à 50 millions de dollars consiste en l’ajout de 77 chambres à l’hôtel, qui en compte actuellement 40, dans un bâtiment qui compterait dix étages, dont les quatre derniers seraient des condos de luxe. Il prévoit le déménagement du Cabaret du Capitole ainsi que l’achat d’un édifice voisin pour sa réalisation. Le Capitole est en attente de l’approbation de la Ville de Québec, car le règlement de zonage actuel ne permet qu’une hauteur maximale de huit étages.

Les Misérables : 12 millions $

Le Capitole ne se prive pas cependant pour célébrer. L’été 2008 a « surpassé » les attentes de la direction avec les succès de la production Les Misérables. « On avait peur avec le 400e, parce que généralement, nous n’avons presque pas de compétition l’été. Les autres salles présentent moins de spectacles. Mais avec 80 % de ventes, c’est mieux que prévu. »

Une étude réalisée au cours de l’été a montré que Les Misérables a généré 12 millions de dollars en revenus touristiques dans la région pour l’été 2008. « Nous ne sommes pas au niveau d’Elvis Story, mais il faut dire que plusieurs personnes de Québec sont venues voir le spectacle aussi. » Selon M. Pilote, alors que l’été 2009 accueillera un spectacle du Cirque du Soleil ainsi qu’une nouvelle édition du Moulin à images, il faudra redoubler d’efforts pour maintenir un bon cap. « On ne s’attend pas à ce que Les Misérables ait la même durée de vie qu’Elvis Story, dit-il. Mais depuis le 17 novembre, les ventes vont bien et on mènera une charge de mise en marché. »




Accident mortel : 16 employés d'un centre de villégiature accusés

13 01 2009

( Radio-Canada.ca - ONTARIO ) - La police dépose des accusations hors du commun contre un centre de villégiature des Muskokas et 16 de ses employés, directeurs et gestionnaire, relativement à un accident de voiture qui a coûté la vie à trois jeunes hommes de Toronto en juillet 2008.

Tyler Mulcahy, Cory Mintz et Kourosh Totonchian sont morts le 3 juillet lorsque le véhicule dans lequel ils circulaient a heurté un garde-fou avant de plonger dans la rivière Joseph, dans les Muskokas.

Les trois jeunes hommes se sont noyés. Les enquêteurs ont déterminé que l'alcool et la vitesse sont des facteurs qui ont mené à l'accident.

Les 16 personnes, parmi lesquelles se trouve le directeur du Lake Joseph Club, sont accusées d'avoir contrevenu à la Loi sur les permis d'alcool. Un total de 34 accusations, dont celle d'avoir autorisé la présence de personnes en état d'ébriété sur les lieux et d'avoir servi de l'alcool à des personnes apparemment intoxiquées, ont été déposées lundi.

Le père de Tyler Mulcahy révèle que l'enquête policière a permis de déterminer que les quatre jeunes de 20 ans et moins ont commandé 31 consommations durant les quelques heures qu'ils ont passées au restaurant de l'établissement.

L'entreprise qui possède le centre de villégiature pourrait écoper d'une amende allant jusqu'à 250 000 $ si elle est reconnue coupable. Les 16 accusés pourraient chacun devoir verser jusqu'à 100 000 $ ou être condamnés à un an de prison.

Une quatrième personne présente dans la voiture, Natasia Elzinga, a survécu à l'impact.




Propos présumés racistes: le prince Harry a le ''bénéfice du doute'', selon Brown

13 01 2009

( Agence France Presse - LONDRES ) - Le Premier ministre britannique Gordon Brown a estimé lundi que l'opinion publique laisserait "le bénéfice du doute" au prince Harry qui a qualifié un membre de son unité militaire de "Paki" ("Pakistanais") et un autre d'"enturbanné".

"C'était une erreur. Il l'a admis et, après les excuses qu'il a présentées, je pense que les Britanniques ont suffisamment de bonté pour donner à quelqu'un qui est un modèle pour les jeunes et a fait tellement de bien pour notre pays, combattant pour lui et se trouvant avec courage dans des situations difficiles, je pense que les Britanniques vont lui accorder le bénéfice du doute", a déclaré M. Brown sur la chaîne GMTV.

Un porte-parole de la famille royale a présenté dimanche les excuses du prince Harry, troisième dans l'ordre de succession au trône, après la diffusion d'une vidéo, obtenue par l'hebdomadaire News of the World et tournée par Harry lui-même en 2006 alors qu'il était élève-officier.

Désignant un élève d'origine pakistanaise, il dit: "Ah, notre petit ami Paki, Ahmed". "Paki" est un terme péjoratif désignant les Pakistanais.

Au cours d'un exercice, Harry aperçoit un de ses camarades avec ce qui semble un filet de camouflage autour de la tête. Harry lance: "Voici Dan... Putain, on dirait un enturbanné".

Le prince Harry, 24 ans, avait été montré il y a quatre ans arborant un brassard portant une croix gammée lors d'une soirée costumée.

"Le prince Harry comprend parfaitement combien ce terme (Paki) peut être insultant, et est tout à fait désolé s'il a blessé quelqu'un", a assuré dimanche le porte-parole de la famille dans un communiqué.

"La sincérité de ses excuses ne peut pas être mise en doute", a estimé M. Brown, lundi sur GMTV.

Le ministre de la Défense John Hutton a estimé lundi après-midi devant les députés de la Chambre des communes que "ce type de langage n'a de place nulle part".

"Le prince Harry a présenté de très sincères excuses et je pense également que ces remarques n'avaient pas pour but d'offenser un quelconque individu", a poursuivi le ministre, précisant que Harry serait interrogé par son commandant "dans les prochains jours".

A l'instar de Gordon Brown, M. Hutton a estimé que "des excuses ont été présentées" et qu'il était "temps de passer à autre chose".

Le ministère de la Défense avait indiqué auparavant qu'il allait se saisir du dossier, tout en excluant toute enquête formelle.

Mais Muhammad Yaqoob Khan Abbasi, le père d'Ahmed Raza Khan, le soldat pakistanais visé, s'est déclaré lundi "très, très blessé".

"Le prince Harry devrait présenter ses excuses à l'armée pakistanaise et au gouvernement pakistanais. Je ne peux pas accepter ses excuses tant que ces derniers ne les ont pas acceptées", a-t-il déclaré dans le Daily Mail.




Emploi: la pire année aux E. -U. depuis 1945

13 01 2009

( Yahoo Actualités ) - Les États-Unis ont détruit un total de 2,6 millions d'emplois en 2008, ce qui en fait la pire année pour le marché du travail depuis 1945.

Ce sont ces chiffres à saveur de film d'horreur qui ont été publiés ce matin par le département du Travail.

Les autorités remarquent que 1,9 million d'emplois ont été perdus lors des quatre derniers mois de l'année, quand la crise économique a pris de l'ampleur.

En décembre, nos voisins du Sud ont vu 524 000 emplois se dissoudre, ce qui a fait bondir le taux de chômage à 7,2%. Il s'agit du pire niveau pour le chômage depuis janvier 1993.

Les analystes prévoyaient que 525 000 emplois seraient perdus et que le taux de chômage s'élèverait à 7%.

Même les chiffres révisés de novembre ne donnent pas l'occasion d'être optimiste: le département du Travail estime maintenant que 584 000 emplois ont disparu. Il y a un mois, les données faisaient croire que 533 000 postes ont été sacrifiés.

Le gouvernement explique que le recul est important et réparti dans la plupart des industries de taille.

Le secteur manufacturier a aboli 149 000 emplois, son plus gros déclin depuis août 2001. En 2008, les fabricants ont perdu 791 000 emplois.

Dans la construction, les 101 000 emplois perdus font en sorte que 899 000 postes ont disparu depuis le sommet de septembre 2006.

Le commerce de détail, LE secteur clé aux États-Unis, a largué 67 000 employés en décembre et 522 000 en 2008.

Le département du Travail souligne que beaucoup de travailleurs américains ont des emplois à temps partiel... malgré eux.

Ainsi, 8 millions de travailleurs ont un boulot de ce genre parce qu'ils ont été touchés par des réductions d'heures ou parce qu'ils ne trouvent pas mieux. Aussi, le nombre a monté de 3,4 millions depuis 12 mois.

Le salaire horaire moyen a progressé de seulement 5 cents à 18,36 $ US de novembre à décembre. La semaine moyenne de travail a diminué de 12 minutes à 33 heures et 18 minutes.

Un autre signe que l'économie va mal, c'est une donnée sur les dirigeants d'entreprise qui sont moins nombreux. En décembre, les 8000 dirigeants ont dû vider leurs bureaux.




'Les Misérables' à Québec: retombées de 12 millions $

13 01 2009

( Yahoo Actualités ) - La présentation de la comédie musicale 'Les Misérables' au Capitole de Québec, l'été et l'automne derniers, a eu un impact. Elle a généré près de 12 millions $ en retombées touristiques.

'Les Misérables', ce spectacle d'Alain Boublil et de Claude-Michel Schönberg, d'après l'oeuvre de Victor Hugo, fut présenté à 91 reprises au Capitole. Quelque 84 000 billets ont été vendus.

La firme Impact Recherche a réalisé une étude de provenance, de dépenses touristiques et d'achalandage du 28 juin au 24 octobre. On y apprend que la présentation du spectacle a généré des dépenses touristiques de près de 12 millions de dollars. Une bonne partie (65%) des spectateurs étaient des visiteurs de l'extérieur de la région de Québec et la quasi-totalité, soit 93 % d'entre eux, étaient venus spécialement dans la région pour assister à ce spectacle, peut-on lire dans le communiqué émis par le Capitole.

La majorité des spectateurs (99%) furent aussi conquis par le professionnalisme de la comédie musicale tandis que 96% des gens l'ont recommandée (ou étaient pour la recommander) à un parent ou ami habitant à l'extérieur de la région de Québec. Une personne sur cinq envisage même la possibilité de revoir le spectacle.

'Les Misérables' sera de retour au Capitole pour un deuxième été du 17 juin au 6 septembre 2009.




Canada : Le déficit fédéral atteindrait 40 milliards

13 01 2009

( La Presse - Joël-Denis Bellavance ) - Le prochain budget que déposera le ministre des Finances Jim Flaherty, le 27 janvier à la Chambre des communes, sera rédigé entièrement à l'encre rouge.

Ce budget, «le plus important de l'histoire du pays», selon les dires des proches collaborateurs de Stephen Harper, contiendra un déficit frisant les 40 milliards de dollars en 2009-2010, une somme colossale qui effacera d'un seul trait les efforts de remboursement de la dette accumulée des quatre dernières années.

Devant la récession mondiale qui frappe de plein fouet l'économie canadienne, le gouvernement Harper compte sortir son chéquier pour limiter le plus possible la durée et l'importance de la crise au pays. Résultat: le déficit sera encore plus important que ne le laissait entendre le premier ministre Stephen Harper il y a un mois à peine dans une entrevue de fin d'année.

Le manque à gagner sera de 40 milliards de dollars au cours de l'exercice financier 2009-2010, qui commence le 1er avril, soit 10 milliards de dollars de plus que ce que M. Harper avait envisagé en décembre, rapportait en fin de semaine le réseau CTV. La dette accumulée, qui s'élève aujourd'hui à 457 milliards de dollars, repartira donc à la hausse pour s'établir à 497 milliards de dollars si le déficit de 40 milliards se confirme.

Il s'agira par ailleurs du plus important déficit depuis 1993 et du premier déficit en 12 ans. La dernière fois qu'Ottawa accusait un déficit remonte à l'exercice financier 1996-1997. Il s'élevait alors à 8,7 milliards de dollars.

Le gouvernement Harper prévoit consacrer les trois quarts de cette somme, soit 30 milliards de dollars, pour investir massivement dans des projets d'infrastructures et pour financer diverses mesures pour soutenir les entreprises et les travailleurs en difficulté. Les entreprises auraient droit à des mesures de soutien, notamment l'industrie automobile et l'industrie forestière, tandis que les travailleurs ayant perdu leur emploi se verraient offrir de la formation pour se recycler, entre autres.

En outre, le gouvernement conservateur compte réduire les taxes ou les impôts afin de stimuler la consommation. Pour éviter que le gouvernement fédéral retombe dans l'ornière des déficits permanents, bon nombre des mesures qu'annoncera le ministre Flaherty auront une durée limitée d'un an ou deux ans, notamment la réduction du fardeau fiscal et les programmes d'aide aux entreprises.

Le bureau du premier ministre a refusé hier de confirmer que le déficit frisera les 40 milliards de dollars en 2009-2010, comme le rapportait le réseau CTV.

Poursuivant hier à Victoria ses consultations partout au pays en prévision de son budget, le grand argentier a réitéré hier que le déficit sera «substantiel» au cours du prochain exercice financier. Le ministre a aussi affirmé que le gouvernement fédéral n'a pas l'intention de réduire les dépenses.

«Nous ne sommes pas engagés dans un exercice de compressions. Nous sommes confrontés à des temps extraordinaires. Et cela nécessite des gestes extraordinaires. Le déficit sera substantiel», a dit M. Flaherty.

Depuis plusieurs semaines, les mauvaises nouvelles continuent de s'accumuler au pays. La semaine dernière, Statistique Canada a rapporté que l'économie canadienne avait enregistré une perte nette de 34 000 emplois en décembre. Le taux de chômage a aussi grimpé, passant de 6,3% à 6,6%.

Aux États-Unis, principal partenaire commercial du Canada, les nouvelles sont encore plus troublantes. En décembre seulement, 524 000 emplois sont disparus chez nos voisins du Sud, ce qui a fait bondir le taux de chômage à 7,2%, soit le niveau le plus élevé depuis 1993. En tout, l'économie américaine a vu 2,6 millions d'emplois disparaître en 2008.

Ces chiffres ont fait dire au ministre Flaherty que les mauvaises nouvelles seront nombreuses en 2009 au chapitre de l'emploi et de l'économie. Le ministre Flaherty a dit s'attendre vendredi dernier à ce que l'économie canadienne soit grandement affectée par la récession mondiale qui fait déjà beaucoup de ravages, notamment aux États-Unis.




La prison doit-elle accueillir un homme de 93 ans?

13 01 2009

( Christiane Desjardins - La Presse ) - Même s'il est quasi sourd et aveugle, incontinent et maintenant atteint de la maladie d'Alzheimer, Philippe Hamelin, 93 ans, pourrait se retrouver en prison pour avoir agressé ses deux filles. Au pénitencier, on l'accueillerait et on s'en occuperait. Mais cette incarcération aurait-elle un sens?p> C'est le débat qui avait cours, hier après-midi, devant le juge André Perreault. Le magistrat doit décider de la peine à imposer au vieillard qui, au terme de son procès, a été déclaré coupable d'inceste et de voies de fait sur ses filles. Ces crimes ont été commis dans les années 50 et 60, mais les victimes n'ont trouvé la force de le dénoncer qu'il y a quatre ans.

Évidemment, le temps a fait son oeuvre sur la santé physique et même mentale de M. Hamelin. Actuellement, il habite dans une résidence pour gens semi-autonomes, où il égrène ses jours en écoutant la radio et en récitant son chapelet. Hier, calé dans un fauteuil roulant avec des écouteurs sur les oreilles pour entendre, il semblait faire peu de cas de ce qui se passait dans la salle d'audience.

Me France Duhamel a fait valoir qu'une peine de sept à neuf ans de prison était indiquée pour les crimes commis par M. Hamelin. Comme les Services correctionnels sont obligés de prendre toute personne qui leur est référée par les tribunaux, elle est d'avis que c'est à eux de décider ce qu'il convient de faire avec M. Hamelin. Peut-être pourra-t-il bénéficier d'un congé humanitaire après un moment, dit-elle.

Aucun risque de récidive

Me Hélène Poussard, avocate de l'accusé, convient que selon la jurisprudence, M. Hamelin mériterait une peine de trois à sept ans de pénitencier. Mais vu son âge et son état de santé, lui imposer sept ans serait le condamner à mort, dit-elle. Une peine de prison vise deux buts: écarter un individu pour protéger la société, et réhabiliter le détenu. Or, dans le cas présent, M. Hamelin ne présente aucun risque de récidive vu son âge et son état, et aucun programme de réhabilitation ne sera entrepris avec lui pour les mêmes raisons, a-t-elle fait ressortir. Elle a aussi signalé que la santé du vieillard avait périclité depuis l'automne, au point où il devra déménager dans une ressource mieux adaptée à son état, vu qu'il a besoin de soins de trois à quatre heures par jour maintenant. Il n'a plus aucune qualité de vie, dit-elle. Par ailleurs, elle est d'avis que le pénitencier, même celui de Archambault qui dispose d'un hôpital, n'est pas outillé pour prendre soin d'un détenu aussi âgé et mal en point.

Le juge Perreault rendra sa décision le 27 janvier. Les filles de M. Hamelin ont assisté à l'audience, hier. Une peine de prison véritable, ce n'est pas ce qu'elles recherchaient en portant plainte. Ce qu'elles auraient voulu par-dessus tout, c'est qu'il reconnaisse ses torts, qu'il plaide coupable. Mais il ne l'a jamais fait. «C'était ça plus qu'une sentence... Dans le fond, il fait pitié», a dit Marcelle.




Québec : Les cols bleus votent ce soir

13 01 2009

( Claude Vaillancourt - Le Soleil ) - (Québec) - Après avoir rejeté à 98 % des membres votants l'ultimatum que leur avait lancé le maire de Québec au mois de novembre, les cols bleus de la Ville de Québec se réunissent ce soir pour décider du sort du contrat de travail que leur offre l'administration du maire Régis Labeaume.

Le conseiller syndical du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), Denis Plante, n'a pas voulu dire au Soleil si les 1500 syndiqués se prononceront sur une proposition qui exclut les rétroactivités salariales mises sur la table au début des pourparlers mais que le maire a écartées le jour de la présentation de son budget municipal sous prétexte que les négo­ciations traînaient trop en longueur.

«Nous sommes toujours en pourparlers avec la Ville par l'intermédiaire de la conciliatrice France Racine, a indiqué le conseiller syndical. On lui a promis de ne pas faire de commentaires sur la place publique avant la tenue de notre vote.»

Les employés manuels avaient déposé sous scellé à la con­ci­liatrice une proposition globale de règlement qui maintenait leur augmentation salariale rétroactive.

Compte tenu qu'il s'agissait du seul syndicat où le maire avait utilisé le couperet, il est fort possible que celui-ci soit revenu sur ses positions puisque des discussions étaient toujours en cours hier.

En rejetant l'ultimatum du maire, en novembre, les syndiqués avaient accordé à leur bureau le mandat d'enclencher des moyens de pression «allant jusqu'à la grève» pour obtenir satisfaction. Mais les cols bleus ne sont pas passés à l'acte, malgré quelques bonnes tempêtes de neige.




Les urgences débordent encore plus que d'habitude

13 01 2009

( Louise Lemieux - Le Soleil ) - (Québec) - Les urgences des hôpitaux de l'Enfant-Jésus et Saint-François d'Assise débordent à des degrés inhabituels.

À l'Enfant-Jésus, «la directrice de l'hôpital, Marie Girard, n'a jamais vu ça. Elle est pourtant dans le réseau de la santé depuis longtemps, souligne la porte-parole Geneviève Dupuis. Nous avons dû annuler quatre chirurgies aujourd'hui (hier). Il n'y avait pas de lits pour coucher les patients après l'intervention.»

Des chirurgies seront-elles de nouveau annulées aujourd'hui? Mme Dupuis ne pouvait le dire, hier en fin de journée.

À Saint-François d'Assise, «c'est très lourd depuis vendredi», indique Pascale Saint-Pierre, porte-parole du CHUQ dont fait partie l'hôpital. À tel point que la planification des chirurgies a été revue pour privilégier les chirurgies d'un jour qui ne nécessitent pas l'hospitalisation après l'intervention.

Une équipe de liaison supplémentaire a été dépêchée à Saint-François d'Assise. Cette équipe propose à des patients souffrant de maladie mentale et de dépendance (alcool, drogue, jeu) une thérapie ou un hébergement de transition après les soins physiques. Laissés à eux-mêmes, ces patients sont de grands consommateurs des salles d'urgences quand on ne s'occupe pas de leur dépendance ou de leur maladie mentale.

Quand les urgences débordent, c'est parce que les lits sur les unités de soins sont remplis et qu'aucune place n'est disponible. À l'Enfant-Jésus, il y a eu jusqu'à 34 civières en surplus dans les corridors, et jusqu'à 38 à Saint-François.

À l'Agence de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale, on estime que les salles d'urgences des hôpitaux de la région sont 65 % plus achalandées qu'à pareille date l'an dernier.




Libération de cinq accusés : Les parents de la victime inconsolables

13 01 2009

( Caroline Touzin - La Presse ) - Les parents de Raymond Ellis ont été présents chaque jour du procès des cinq accusés du meurtre de leur fils. Hier, ils ne sont pas allés au centre judiciaire Gouin.

C'est dans leur logement de Lachine qu'ils ont encaissé le choc.

Joyce et Raphaël Ellis ont été incapables de retenir leurs larmes en apprenant la décision de la juge Sophie Bourque d'ordonner un arrêt du processus judiciaire. «Ces gars-là vont courir dans les rues. Je ne peux y croire. Ils ne paieront pas pour leur crime et d'autres vont se faire tuer», a dit Mme Ellis, rencontrée par La Presse à son domicile hier après-midi.

«Perdre Raymond, ça a été comme perdre mon bras droit. Aujourd'hui (hier), c'est comme si je perdais mon autre bras», a ajouté la mère de quatre enfants, inconsolable.

«Les accusés s'amusaient dans le box durant le procès. Ils rigolaient entre eux. Ils ne montraient aucune dignité. Je ne suis pas étonné qu'ils n'en aient pas montré aujourd'hui (hier)», a ajouté le père, Raphaël Ellis, faisant référence à l'attitude triomphante des accusés à leur sortie du centre judiciaire Gouin et retransmise à la télévision.

Après avoir lu son jugement, la juge Sophie Bourque a souligné le respect, la dignité et le courage du couple Ellis pendant toute la durée du processus judiciaire. Le couple était présent à une audience qui a eu lieu avant Noël où la juge est sortie de ses gonds et a semoncé le procureur de la Couronne. «Quand j'ai vu l'attitude de la juge envers la Couronne, j'ai eu peur. Je me doutais qu'elle allait prendre cette décision», a ajouté Mme Ellis.

Le couple veut prendre le temps de digérer la décision avant de faire d'autres commentaires sur l'affaire. «C'est terrible ce qu'on vit. On veut analyser le jugement et voir quels sont nos recours», a expliqué M. Ellis.




Session extraordinaire à Québec
Rien de neuf de Jean Charest

13 01 2009

( Radio-Canada.ca ) - Le premier ministre québécois arrive les mains vides à la session spéciale de l'Assemblée nationale aujourd'hui, mercredi et jeudi.

« Il ne faut pas s'attendre à de grandes annonces dans les prochains jours », a déclaré Jean Charest lors d'un point de presse à l'Université Laval, lundi.

L'opposition n'en revient pas

À la veille du début de la session extraordinaire de trois séances à l'Assemblée nationale, la chef de l'opposition officielle Pauline Marois a qualifié la situation « d'inacceptable ».

Mme Marois a fait connaître, lundi, les attentes du Parti québécois en matière d'économie, le sujet de l'heure.

Ainsi, le PQ ramène certaines des idées qu'il a défendues durant la dernière campagne électorale, à l'issue de laquelle le parti a fait élire 51 députés, le 8 décembre dernier.

Les péquistes souhaitent notamment voir une augmentation du crédit d'impôt sur le remboursement de la taxe de vente du Québec (TVQ), ainsi que la mise en place de diverses mesures de soutien aux entreprises, aux travailleurs qui pourraient perdre leur emploi et aux consommateurs, en cette période de ralentissement économique.

Accompagnée du porte-parole péquiste en matière d'économie et de finances, François Legault, Mme Marois a ajouté deux nouvelles demandes, soit la protection des consommateurs contre le crédit abusif et la protection des retraités avec diverses autres mesures.

La chef du PQ veut des mesures ciblées, concrètes et à court terme du gouvernement. Surtout, Pauline Marois a réclamé plus de transparence du gouvernement, maintenant majoritaire, de Jean Charest. En ce sens, elle s'est inquiétée des propos du premier ministre Charest, lundi. Celui-ci, bien qu'il ait insisté sur la collaboration nécessaire entre les parlementaires, a semblé remettre en question la nécessité des débats des trois prochains jours.

Charest réduit les attentes

« Il y aura des mesures d'annoncées, mais ce sont des mesures qui seront le reflet d'engagements pris pendant la campagne électorale, qui n'exigeaient pas que l'on réunisse l'Assemblée pour cette simple raison », a déclaré M. Charest.

« J'espère qu'il ne nous a pas convoqués simplement pour donner le change et laisser croire qu'il était important qu'on se penche sur l'économie et qu'il était prêt à collaborer avec l'opposition, alors que, dans les faits, il n'avait rien de plus à mettre sur la table et rien à proposer. Ce serait à mon point de vue inacceptable », a rétorqué Pauline Marois en conférence de presse à Baie-Saint-Paul, dans sa circonscription de Charlevoix.

Le Parti québécois a aussi réitéré sa demande de connaître l'état réel des finances publiques, notamment le bilan de la Caisse de dépôt et placement du Québec, dont le dépôt devrait avoir lieu normalement en février.

Le PQ tiendra son premier caucus de l'année, les 28 et 29 janvier prochains, à La Malbaie, pour préparer la prochaine session parlementaire, qui débutera en mars.

Court débat

Mercredi, la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, doit présenter un plan économique qui ne devrait pas comprendre beaucoup de nouvelles mesures. Le dépôt du plan sera suivi de deux heures de débat à l'Assemblée nationale.

Puis jeudi, le ministre de l'Emploi, Sam Hamad, déposera un projet de loi sur les régimes de retraite, que le premier ministre Charest a qualifié de « très bonne chose ».

Éric Caire

Le porte-parole de l'Action démocratique du Québec, le député de La Peltrie, Éric Caire, s'est dit déçu de la courte durée des discussions.

« Cela m'apparaît un peu court sur une question aussi fondamentale que la situation économique qui prévaut au Canada et au Québec, surtout lorsqu'on regarde les premiers gestes qui ont été posés par M. Charest par rapport à cette crise-là », a déclaré M. Caire.

Le député adéquiste a rappelé que les élections générales déclenchées par Jean Charest ont coûté 83 millions de dollars. Il a ajouté que M. Charest avait ensuite ajouté huit nouveaux ministres, ce qui implique des dépenses en primes salariales et en voitures de fonction, notamment.

Rencontre fédérale-provinciale, le 16 janvier

En prévision de la rencontre des premiers ministres fédéral et provinciaux, vendredi, l'ADQ souhaite aussi que le premier ministre Charest soumette l'ensemble de ses demandes à Ottawa aux députés. Ainsi, a expliqué Éric Caire, l'Assemblée nationale pourrait adopter des positions unanimes.

Tant l'ADQ que le PQ veulent voter une motion parlementaire contre le plafonnement des versements de péréquation du gouvernement fédéral.

Jean Charest a indiqué lundi qu'il continuait de réclamer du fédéral des investissements dans la formation de la main-d'oeuvre, surtout dans les secteurs forestier et manufacturier.

Un nouveau président

Le retour à l'Assemblée nationale sera aussi l'occasion d'élire son nouveau président, qui sera le libéral Yvon Vallières, 59 ans.

Le député de Richmond, élu une première fois à Québec en 1973, est le président du caucus libéral, et en est à son 9e mandat à l'Assemblée. M. Vallières a notamment été ministre de l'Agriculture, de 2005 à 2007.

Rappelons que l'automne dernier, la nomination du président de l'Assemblée nationale avait donné lieu à un affrontement entre le gouvernement, alors minoritaire, et l'opposition adéquiste et péquiste. Ces derniers avaient réussi à imposer François Gendron, du PQ, au détriment d'Yvon Vallières.

( Radio-Canada.ca avec Presse canadienne et Le Devoir )




L'Action civique se cherche un chef

13 01 2009

( Claude Vaillancourt - Le Soleil ) - (Québec) - Le chef intérimaire de l'Action civique de Québec, le conseiller municipal Jean-Marie Laliberté, a remis en début d'année sa démission à la direction de sa formation politique et joint le groupe sans cesse croissant des conseillers municipaux indépendants à l'hôtel de ville de Québec.

Des 37 conseillers et conseillères municipaux de Québec, 20 sont maintenant étiquetés comme «indépendants» au sein du conseil, bien que certains d'entre eux soient accolés au groupe des indépendants associés au maire Régis Labeaume.

La démission du conseiller du district électoral des Monts a été accueillie sans trop de surprise par les trois seuls conseillers restants de l'ACQ, les Ralph Mercier, Marie-France Trudel et Lisette Lepage. «Il nous avait dit qu'il occuperait cette fonction pendant une période intérimaire, a indiqué son collègue de Charlesbourg-Centre, Ralph Mercier. Il faut croire que l'intérim est passé.» Son départ force maintenant la direction de l'organisation à dénicher un nouveau chef, une tâche difficile compte tenu des difficultés qu'avait éprouvées le parti à se trouver un leader efficace au cours des dernières années.

Mercier pressenti

L'ACQ est née du regroupement des maires de banlieues, lors de la fusion des municipalités en 2001. Mais elle n'a pu s'imposer avec des chefs comme Jacques Langlois, Paul Shoiry, Pierre-Michel Bouchard et Claude Larose.

Le nom du conseiller de Charlesbourg-Centre, Ralph Mercier, circule encore pour assumer la direction intérimaire du parti, comme celui-ci l'avait fait en 2004, lors du départ de M. Langlois, l'ancien maire de Beauport, et aujourd'hui président de la Commission de la capitale nationale. «Il possède une sérieuse expérience de la politique municipale», rappelle la conseillère Trudel.

Mais celui-ci n'est pas encore prêt à porter le bâton du pèlerin. L'année dernière, pour des motifs familiaux surtout, M. Mercier avait refusé d'entrer dans la course à la mairie de Québec alors que le parti lui était offert sur un plateau d'argent. «On revient de la période des Fêtes, je n'ai pas eu le temps d'y penser», a indiqué l'ancien maire de Charlesbourg dans une conversation téléphonique avec Le Soleil.

Selon la présidente de l'ACQ, Michelle Morin-Doyle, le conseil d'administration du parti et les trois conseillers élus se réuniront, d'ici la fin du mois de janvier, pour désigner un chef intérimaire avant le choix définitif d'un candidat pour les élections de novembre prochain.

M. Laliberté est actuellement en vacances et se tient loin des journalistes. Il a donc été impossible d'obtenir des précisions sur les motifs de son départ.




L'opposition résignée : Yvon Vallières présidera les travaux

13 01 2009

( Michel Corbeil - Le Soleil ) - (Québec) - Péquistes et adéquistes se sont calmement résignés à ce que les travaux de l'Assemblée nationale soient présidés par le libéral Yvon Vallières.

Hier, le vétéran politicien, dont la première élection comme représentant de Richmond remonte à 1973, s'est retrouvé seul en lice pour occuper le poste d'arbitre des débats parlementaires au Salon bleu. Sa confirmation dans ce nouveau rôle se fera officiellement aujourd'hui.

Il s'agit du même homme dont la candidature à la même fonction avait été bloquée par l'Action démocratique du Québec et le Parti québécois, en octobre. Le leader adéquiste Mario Dumont avait traité M. Vallières de «goon» qui s'était distingué en lançant «les attaques les plus personnelles».

Alors minoritaire, le premier ministre Jean Charest s'était fait imposer le péquiste François Gendron comme président. Le chef libéral s'est emparé de l'incident pour en faire un des prétextes au déclenchement du scrutin du 8 décembre.

Démonstration attendue

L'ADQ est revenue à de meilleurs sentiments. «Les temps changent et les situations changent», a philosophé le député adéquiste de La Peltrie, Éric Caire. «Nous lui offrons toute notre collaboration. Comme équipe parlementaire, nous nous soumettons à son autorité comme président de l'Assemblée nationale.»

Devant les journalistes, l'élu de l'ADQ a saisi l'occasion pour réclamer qu'Yvon Vallières fasse «une démonstration aussi de son sens démocratique» en déterminant le statut, le temps de parole et les budgets des députés adéquistes, qui ne sont actuellement reconnus qu'à titre d'indépendants. Yvon Vallières aura «l'occasion de protéger le droit démocratique des 500 000 Québécois qui ont appuyé l'ADQ à la dernière élection», a plaidé M. Caire.

En conférence de presse, la chef du PQ, Pauline Marois, a confirmé laconiquement que son parti ne s'objectera pas à la désignation de M. Vallières. «Nous ne présenterons pas de candidat. Le choix d'Yvon Vallières nous agrée.»

Mme Marois a glissé que François Gendron sera sur les rangs pour un des postes de vice-président.

«Nous pensions que le choix que nous avions fait dans le passé était aussi un excellent choix», a-t-elle glissé au sujet de celui qui siège comme député d'Abitibi-Ouest depuis 1976, sans interruption.

La nouvelle formation à l'Assemblée nationale, Québec solidaire, a été contactée par le gouvernement libéral au sujet de la nomination d'Yvon Vallières.

Son unique député, Amir Khadir, rencontrera le nouveau président pour revendiquer un traitement semblable à celui dont avait bénéficié l'adéquiste Mario Dumont en 1994, soit un budget de recherche de 100 000 $ et un temps de parole garanti lors de la période des questions.




Economie
Les fonctionnaires de l'Etat invités à mettre eux aussi l'épaule à la roue

13 01 2009

( Jean-François Codère - Le Journal de Québec ) - Les fonctionnaires ne devraient pas être plus à l’abri de la crise économique que les employés du secteur privé, croient une majorité de Québécois.

Le secteur privé ne devrait pas être le seul à souffrir de la crise économique, croit une majorité de Québécois, qui seraient en faveur de réductions de salaires ou même de mises à pied parmi les fonctionnaires.

D’après un sondage mené par Léger Marketing pour le compte du Journal de Montréal, de TVA et du 98,5 FM, 52 % des Québécois aimeraient que les gouvernements coupent dans leurs dépenses, par l’entremise de mises à pied ou de réductions de salaires, afin de ne pas augmenter le fardeau fiscal.

La mesure récolte le plus d’appuis auprès des travailleurs du secteur privé, des non-syndiqués et des Montréalais.

« Je comprends que les gens puissent penser que c’est une façon de faire », concède Louis Roy, premier vice-président à la CSN.

« Mais il faut penser que les salaires des fonctionnaires sont réinvestis dans l’économie, dit-il. Même que dans certaines régions, quand la scierie et l’usine de papier ferme, ce sont les salaires des gens du secteur public qui soutiennent l’économie. »

« Je serais étonné que l’on coupe des postes quand le ministre des Finances laisse entendre qu’il voudrait au contraire diminuer les impôts pour faire tourner l’économie », a affirmé pour sa part un fonctionnaire rencontré à la sortie d’un édifice gouvernemental, la semaine dernière.

« Mais si la situation économique l’exige, tout le monde doit mettre l’épaule à la roue… »

Pas un bon moment

Nicolas Vincent, professeur d’économie à HEC Montréal, estime lui aussi que « ce n’est pas le meilleur moment pour envisager des compressions dans le secteur public.

« Ce sera peut-être plus envisageable en 2010 ou en 2011, dit-il, quand l’économie aura repris et que l’on va vouloir effacer les déficits créés pour combattre la crise. »

Ce n’est toutefois pas l’avis de Tasha Kheiriddin, directrice pour le Québec de l’Institut Fraser.

« Ce serait certainement une solution. Les gouvernements promettent souvent de faire le ménage dans le gaspillage et ce serait vraiment le temps de le faire. On ne peut plus se le permettre. »




Hausse de 66% des patients par rapport à l'an dernier
Enfant-Jésus: trop plein à l'urgence

13 01 2009

( Johanne Roy - Le Journal de Québec ) - Depuis Noël, les hôpitaux de la capitale font face à un achalandage hors de l’ordinaire et l’urgence de l’hôpital de l’Enfant-Jésus ne fait pas exception enregistrant, lundi, une pointe record de 86 malades sur civières.

«On n’a jamais vu pareille situation! L’hôpital est rempli à pleine capacité. On a même dû transformer des chambres privées en chambres doubles. C’est un peu infernal. La situation devrait se rétablir quelque peu demain, mais dans l’intervalle, les gens sont sur la corde raide», signale une porte-parole de l’établissement, Geneviève Dupuis.

En mi-journée, l’engorgement dépassait largement la capacité normale de 48 lits de la nouvelle urgence, agrandie au cours de la dernière année. La moitié des patients se trouvaient à l’urgence depuis plus de 24 heures, certains depuis au-delà de 48 heures. Quatre chirurgies non urgentes ont été reportées, lundi, faute de lits, et sept autres le seront aujourd’hui.

Depuis le 24 décembre, le nombre de patients sur civières est en hausse de 66% dans la région, par rapport à la même période l’an dernier. «Les hôpitaux font face à une demande exceptionnelle. Depuis le 24 décembre, le taux moyen d’occupation à 9h, chaque matin, se situe à 216 patients sur civières, comparativement à 130 patients, pour la même période, l’an dernier», constate Pierre Lafleur de l’Agence de santé de Québec.

A l’hôpital de l’Enfant-Jésus, l’achalandage est très élevé et l’on retrouve de tout: traumatismes, problèmes respiratoires et cardiaques, cas de neurologie, de gériatrie et de psychiatrie. L’attente à l’urgence se prolonge d’ailleurs pour ces derniers patients, au nombre d’une dizaine.

Il va sans dire que le personnel de l’urgence est sous haute pression, pendant que les responsables d’unités et de spécialités sont mobilisés afin de libérer plus rapidement des lits. En toute fin de journée, on prévoyait procéder à une trentaine d’admissions sur les étages.

Hébergement transitoire

Lundi, la congestion était également significative à l’hôpital Saint-François-d’Assise, où l’on comptait jusqu’à 65 malades sur civières, ce qui est plus du double de la capacité normale de 28 lits à l’urgence. Une vingtaine de patients y séjournaient depuis plus de 48 heures et dix autres, depuis plus de 24 heures.

«Les patients sur civières sont des cas qui ne pourraient être traités en première ligne, dans une clinique médicale. La population est vieillissante et l’hôpital Saint-François-d’Assise reçoit beaucoup de patients âgés de 75 ans et plus qui présentent des pathologies plus lourdes, souvent avec complications», note M. Lafleur.

Au cours des prochains jours, l’Agence de santé ouvrira un premier bloc de 20 lits d’hébergement transitoire dans des établissements publics, tandis que 25 autres places temporaires suivront, d’ici une semaine ou deux. Environ 93 patients âgés en attente d’hébergement occupent actuellement des lits de soins aigus dans les hôpitaux de Québec, ce qui restreint d’autant l’accessibilité pour les malades admis aux urgences.

«On étire le réseau public au maximum. Advenant une épidémie de grippe ou autres, la situation risque d’être problématique», convient M. Lafleur.




Exclusif
Québec cible 11 urgences engorgées

13 01 2009

( Gabrielle Duchaine - Le Journal de Montréal ) - Le ministre de la Santé Yves Bolduc entame l'année en s'attaquant aux urgences. Onze salles jugées parmi «les plus problématiques de la province» sont dans sa mire, a appris le Journal.

Parmi celles-ci, les urgences des hôpitaux Notre-Dame et Hôtel-Dieu du CHUM, du Centre hospitalier de Saint-Eustache, occupée hier à 248 %, et de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont, qui possède la plus importante salle au Québec.

Ces établissements dont le Journal a obtenu le nom ont été ciblés comme abritant les urgences les plus engorgées. Le taux d'occupation y frôle généralement les 200% et l'attente atteint parfois les 24 heures. Par manque de médecins, l'Hôtel-Dieu a même demandé à la population d'éviter son urgence l'été dernier.

Multifactoriel

«Le problème n'est pas qu'à l'urgence, dit le DrPierre Savard, directeur national des urgences au ministère de la Santé. C'est multifactoriel.»

Les centres hospitaliers seront visités incessamment par la Direction nationale des urgences, qui devra déterminer les causes de l'achalandage propres à chaque endroit et trouver des solutions pour en améliorer l'accès.

«Certains hôpitaux reçoivent beaucoup de patients âgés, manquent de lits de soins de longue durée, de ressources en soins à domicile ou de matériel pour faire l'évaluation des patients, ajoute le Dr Savard. Chaque hôpital a une couleur locale qu'on doit identifier.»

Et pourquoi ces 11 établissements en particulier inquiètent-ils assez le gouvernement pour qu'il en fasse une priorité ? Ils présentent de manière récurrente les plus hauts taux d'occupation et le plus grand nombre de séjours de plus de 48 heures.

«Le ministre en vérifie l'état chaque jour, dit l'attachée de presse du DrYves Bolduc, Marie-Ève Bédard. La bonne nouvelle, c'est que sur 118 urgences, seules 11 sont en difficulté.»

«Et ça ne veut pas dire qu'on ne s'occupe plus des autres urgences (qui pourraient avoir des problèmes sporadiques)», assure le Dr Savard.

Du temps

Mais attention. La situation dans ces salles d'urgence mettra du temps à s'améliorer, prévient-on. «On n'est qu'à l'heure du diagnostic», dit Mme Bédard.

«On va faire le plus vite possible, mais si c'était simple, ça ferait longtemps que ça serait réglé, ajoute le Dr Savard. Ça ne s'ajuste pas à coup de baguette magique.»

Onze hôpitaux sous la loupe

# Hôtel-Dieu du CHUM

Montréal

# Hôpital Notre-Dame du CHUM

Montréal

# Hôpital Santa Cabrini

Montréal

# Hôpital Maisonneuve-Rosemont

Montréal

# Centre hospitalier régional De Lanaudière

Joliette

# Hôpital Pierre-Le Gardeur

Lachenaie

# Hôpital de Saint-Eustache

Saint-Eustache

# Hôpital de Hull

Gatineau

# Hôpital de Gatineau

Gatineau

# Centre hospitalier régional de Trois-Rivières

Trois-Rivières

# Hôpital Saint-François d'Assise

Québec




Industrie porcine: dédommagements sans précédent en 2008

13 01 2009

( Annie Morin - Le Soleil ) - (Québec) - Les producteurs de porcs du Québec recevront un demi-milliard de dollars en compensations de toutes sortes pour l'année 2008, marquée par des prix anémiques et une hausse des coûts de production.

Ce record devrait passer à l'histoire puisque le principal programme d'aide du gouvernement du Québec, l'assurance stabilisation du revenu agricole (ASRA), doit être révisé dans les prochains mois. Le prix du porc promet également de s'apprécier en cours d'année, comme le laissent présager les contrats conclus récemment sur les marchés à terme.

En 2007, l'industrie porcine avait déjà repoussé le plafond de l'aide gouvernementale avec des dédommagements totalisant 375 millions $, du jamais vu tous secteurs de production confondus.

Loin de se résorber, la crise s'est aggravée, portant à près de 550 millions $ les compensations versées aux producteurs de porcs au cours des 12 derniers mois. La facture d'alimentation des bêtes a explosé en même temps que les cours du maïs, qui se sont un peu repliés à l'automne.

Le prix de la viande, lui, s'est maintenu dans les bas-fonds, à environ 116 $ la carcasse, en raison d'une surproduction mondiale. Et le dollar canadien a passé une bonne partie de l'année à parité avec l'américain, ce qui désavantageait les exportateurs québécois.

Moyennant une cotisation correspondant au tiers de l'aide disponible, l'ASRA verse aux producteurs agricoles la différence entre ce qu'il en coûte pour produire une denrée et le prix du marché.

Dans le cas des cochons dirigés vers l'abattoir, le versement était de 46,11 $ par tête en 2008. Or, le Québec a produit le nombre record de 7 700 000 porcs en 2008, conséquence d'une diminution des maladies, de l'amélioration de la génétique et... de la générosité des programmes d'aide au revenu agricole. Les 356 646 truies reproductrices ont aussi récolté une aide de 544,69 $ chacune.

Ce demi-milliard de dollars ne peut être considéré comme une subvention pure et simple puisque les producteurs ont eux-mêmes contribué pour 105 millions $ au programme d'assurances cette année. Le fédéral et le provincial se partagent le reste de la facture. À Québec, l'argent est puisé dans un fonds fiduciaire, indépendant des budgets réguliers. Durant les bonnes années, le déficit est renfloué. Mais comme il atteint aujourd'hui 600 millions $, plusieurs observateurs craignent qu'il ne soit hors de contrôle, même au sein du gouvernement du Québec.

Daniel-Mercier Gouin, professeur à l'Université Laval, concède que le montant de l'aide accordée l'an dernier «commence à être inquiétant». «Le problème, ce n'est pas qu'il y ait une mauvaise année à un moment donné, c'est que le déficit se creuse d'année en année», insiste-t-il.

Cycle déréglé

Or, c'est précisément ce qui arrive depuis que le cycle de quatre ans de la production porcine ? à une très bonne année succèdent généralement deux moyennes et une mauvaise ? est rompu. Cela fait maintenant trois ans que les réclamations se comptent par centaines de millions. «Les réserves du gouvernement pour l'ensemble de ses missions sont de 200 millions $. Il n'a pas l'argent pour éponger» un déficit trois fois supérieur à cela et en constante progression, insiste M. Gouin.

Si la Financière agricole du Québec s'attend à une reprise du secteur porcin dans les prochains mois, Michel Morin, agronome et analyste au Centre de développement du porc du Québec (CDPQ), craint que 2009 ne soit pas l'année rebond dont auraient besoin les producteurs de porcs pour ranger leur stylo rouge.

Certes, il y a des signes encourageants. La Fédération des producteurs de porcs a négocié une nouvelle convention de mise en marché, qui prévoit un contrôle de la production et une augmentation du poids des carcasses en échange du prix américain. Cela voudrait dire environ 7 à 9 $ de plus par porc pour les producteurs. Certains transformateurs se font toutefois tirer l'oreille pour signer l'entente.

La baisse du dollar canadien laisse aussi présager une reprise des marchés d'exportation, qui s'étaient repliés vers les producteurs porcins des États-Unis, dont les coûts de production sont parmi les plus bas au monde.

Mais M. Morin relève encore une inconnue et elle est de taille : le prix du maïs qui menace de rebondir. Si l'alimentation des bêtes coûte plus cher, cela pourrait gruger tous les profits espérés.

Les analystes américains s'inquiètent aussi de voir que le cheptel a diminué d'à peine 2 % aux États-Unis, les faillites des petits joueurs ayant été éclipsées par l'augmentation de la capacité des gros et l'amélioration de la génétique. Le Canada a plutôt enregistré une baisse de 17 % du nombre de producteurs de porcs, selon les derniers chiffres de Statistique Canada. Le Québec a toutefois été épargné puisque les producteurs comptent sur l'ASRA pour passer au travers de la crise.




Jean Pelletier : L'humiliation des commandites

13 01 2009

( Le Soleil, Laetitia Deconinck ) - Jean Pelletier n'a pas eu le temps de rédiger ses mémoires. Mais en août dernier, il a accepté de donner une série d'entrevues pendant l'automne à notre chroniqueur Gilbert Lavoie, pour publication après son décès. Nous publierons des extraits de ces entretiens d'ici les funérailles. Le 22 décembre, M. Pelletier nous a également accordé une entrevue télévisée dont vous verrez les principaux extraits au cours des prochains jours, sur le site Internet du SOLEIL. à cyberpresse.ca/le-soleil. (3 de 4)

Jean Pelletier : Le Programme des commandites, dans notre pensée, n'a jamais existé comme tel. Au début de février 1996, à la suite du rapport d'un comité présidé par Marcel Massé, le cabinet avait décidé de faire une foule de choses, dont augmenter la visibilité fédérale. C'était un programme politique, mais ce n'était pas un programme partisan. C'est le Canada qu'on vendait, ce n'était pas le Parti libéral. Le scandale, et scandale il y a, ce n'est pas le programme lui-même, c'est que, dans l'administration financière, il y a des gens qui ont bénéficié de conditions indues de contrats et qui ont surfacturé. Mais ça, très franchement, ça regarde pas du tout le bureau du premier ministre.

Dans son rapport, Gomery part en disant : «À la demande du premier ministre, son chef de cabinet dirigeait le programme.» Je n'ai jamais dirigé le programme. Dans le livre de François Perreault, le directeur des communications de la commission, Perreault dit qu'un mois après la comparution de Chrétien, il a demandé au juge Gomery si la comparution de l'ancien premier ministre avait été capitale. Gomery a dit : «Oui. Une fois qu'il eut témoigné, je savais qui étaient les responsables.»

Alors, je me suis dit : «Il faut que je relise le verbatim de Chrétien.» Je l'ai fait venir d'Ottawa. Gomery n'a jamais demandé à Chrétien : «Est-ce que votre directeur de cabinet dirigeait le programme?». Ce qu'il a demandé à Chrétien, c'est : «Qui, à votre bureau, était responsable du dossier de l'unité nationale?»

Et Chrétien a dit : «C'est Jean Pelletier.» De là il a conclu que je dirigeais le programme des commandites. Il n'avait rien sur quoi s'appuyer pour dire cela.

Gomery n'a rien compris du fonctionnement du gouvernement quand il a attribué des pouvoirs administratifs aux employés politiques des ministres et du premier ministre à l'égard de programmes de dépenses du gouvernement. On n'a aucun pouvoir. Alors, il m'a accusé de ne pas avoir mis en place des mécanismes de contrôle. Ce n'était pas à moi de mettre des mécanismes de contrôle, c'était au ministère ou au Conseil du Trésor.

Ce qui s'est passé dans les commandites, c'est horrible. Il y a des gens d'agences qui ont volé le gouvernement, avec la complicité d'un haut fonctionnaire fédéral, Guité.

Q Devant la commission Gomery, vous avez révélé avoir bloqué la nomination au sénat de Jacques Corriveau, l'un des acteurs des commandites. Que s'est-il passé?

R Un jour, on a eu des nominations à faire pour le Québec et on a passé en revue la liste des noms. Quand on est arrivé au nom de Jacques Corriveau, j'ai dit à Chrétien : «Moi je le nommerais pas.»

Il m'a dit : «As-tu quelque chose?»

J'ai dit : «Non, j'ai rien, c'est mon pif!»

Il m'a dit «Pourquoi?»

J'ai dit : «Jean, quand on a été élu pendant 12 ans maire de Québec, on finit par développer une seconde nature. Les gens qui sont trop courtisans, je me méfie de ça comme la peste.»

Q Gagliano a-t-il payé pour les autres, là-dedans?

R Mon sentiment profond à moi? Gagliano n'a rien fait de croche et n'a rien autorisé de croche. Il a été utilisé par d'autres. Son péché, c'est la naïveté. Moi, je n'ai aucune raison d'avoir un dixième de un pour cent de soupçon sur Gagliano, et je répéterais ça publiquement n'importe quand.

Q J'imagine que cette période a été très dure sur le plan personnel...

R Écoutez, je me faisais insulter sur le trottoir à Québec. Quand tu as été maire de la ville et que tu reviens après avoir servi pendant 10 ans à Ottawa et que tu n'as absolument rien à te reprocher... Le bien le plus important, c'est son intégrité. Pour un homme public, c'est sa réputation. J'étais par terre. Je revenais à Québec, je me faisais engueuler dans les quincailleries, les magasins.

Q Il y a des gens qui vous interpellaient dans la rue?

R Je m'en vais chez Costco une journée. J'arrive à la caisse, et il y a un gros gars qui m'apostrophe devant le public : «Qu'est-ce que vous faites là, vous? Vous vous promenez en public? Mais vous devriez avoir honte de vous promener en public... Voleur!»

Ç'a été très dur pour ma femme. Les gens changeaient de trottoir pour ne pas nous parler, des soi-disant amis nous ont laissés de côté. Quand j'ai commencé à gagner mes poursuites contre VIA Rail dans l'affaire de Myriam Bédard, là les gens ont dit : «Coudonc, il est peut-être pas si coupable que ça, c'est peut-être lui avait raison.» Là, ça a commencé à changer. Mais ce qui est sorti dans la presse, c'est le blâme.

Q Les démêlés judiciaires qui ont suivi les commandites et votre congédiement de VIA Rail ont-ils coûté cher?

R Ça va m'avoir coûté, de ma poche, après impôts, près de ou un peu plus de 500 000 $. J'ai réussi à travailler, puis à payer mes comptes, mais les 500 000 $, j'ai trouvé ça très lourd... Ce qui m'arrive à moi, cela arrive à beaucoup d'autres personnes. Et pour moi, c'est un frein à l'accès à la justice parce qu'il y a des gens qui vont être maltraités et qui n'oseront pas attaquer en cour la décision qu'ils prétendent erronées à leur égard.

J'ai causé de cela avec le bâtonnier général du Québec, Gérald Tremblay, qui est préoccupé par cela lui aussi. À la suite de ma conversation, je suis allé voir le ministre de la Justice du Québec, M. Jacques Dupuis, qui s'est dit réceptif à un amendement du Code de procédure civil à cet égard. Un comité du Barreau va prochainement lui faire des recommandations concernant cela. Moi, je n'en profiterai pas.

Puis il y a un abus de délais par les avocats, ça aussi ça n'a aucun bon sens. Mes procédures ont été prises à la fin de mars 2004. Ça fait presque cinq ans, et ce n'est pas fini, alors que dans le fond, c'était une question de réputation. Ça veut dire que pendant quatre ans, j'ai été obligé d'endurer les conséquences, puis à partir de là, l'esprit est fait, les gens disent : «Il est coupable», puis c'est fini... Alors, on a trouvé ça très dur.

Du mépris pour Paul Martin

Jean Pelletier : Quand je suis revenu à Ottawa en 1991, Paul Martin m'a invité à dîner et il m'a demandé si j'étais de son côté. Je lui ai dit que j'étais venu à l'invitation de M. Chrétien et que tant que M. Chrétien serait là, je lui serais loyal. Après cela on verra. À partir de là, il m'a mis sur sa liste d'ennemis.

Q Surprenant. Il y a une grande naïveté dans cette démarche?

R C'est un grand naïf. J'espère qu'il est naïf, sans cela, ce serait épouvantable. Je me suis aperçu, avec le temps, que Paul Martin n'avait pas accepté les résultats de la convention libérale de 1990. Ni lui ni sa gang. De 1990 à 2003, Martin a continué constamment à gruger l'autorité de Chrétien dans le parti. C'étaient toujours les autres qui faisaient des choses. Alors, il était hypocrite et menteur et quand il a pris le pouvoir, au lieu de rallier tout le monde, regardez ce qu'il a fait avec Manley, avec Copps, avec Rock. Il s'en est débarrassé.

Q Est-ce que vous l'avez confronté?

R J'ai eu une rencontre très importante avec Paul Martin, après les élections de novembre, en 2000. Le vendredi suivant, il demande à me voir. Il y avait des rumeurs de remaniement ministériel à ce moment-là et il voulait protéger certains de ses amis. Il venait faire ses commissions. J'ai pris ça en note tranquillement et quand il a eu fini, je lui ai dit : «Moi, j'ai quelque chose à dire : tu as essayé de sortir Chrétien au mois de mars.» Je suis convaincu que Chrétien voulait rester deux mandats, pas trois. Mais quand il s'est senti bousculé par la sortie, il a trouvé qu'avec deux gouvernements majoritaires de suite, il ne méritait pas ça. Il a décidé de rester et là, il vient d'avoir un troisième gouvernement majoritaire qui est plus fort que le deuxième. Paul apprend. À mon avis, Chrétien ne restera pas tout le mandat. Si tu es tranquille, la pomme devrait te tomber dans la main quand elle tombera de l'arbre. Ne recommence pas, Paul. La semaine suivante, ses gens au comité exécutif du parti recommençaient à grenouiller. Je me suis dit : «Il n'a pas appris de la vie.»

Q Ça devait créer une situation tendue parfois au sein du cabinet.

R Bien sûr. À ce moment-là, en 2000,

M. Chrétien a voulu le nommer aux Affaires étrangères. Eddie Goldenberg le dit dans son livre, c'est sur son insistance et la mienne qu'il a accepté de le laisser aux Finances.

Notre argument, c'est qu'en 2000 on n'avait pas encore repris complètement le contrôle des finances publiques. Et l'équipe Chrétien-Martin au contrôle des finances, ça marchait bien avec Bay Street. Alors, il a accepté notre avis. Il aurait peut-être mieux fait de l'envoyer aux Affaires étrangères...

Je n'ai que du mépris pour Paul Martin. C'est un homme méprisable qui a utilisé une fonction publique, une responsabilité publique d'une façon mesquinement égoïste.

Je n'ai pour lui que du mépris et vous savez qu'un homme méprisable, dans le dictionnaire Robert, il y a un mot pour cela. C'est un salaud. Et pour moi, Paul Martin, ça reste un salaud. Il est encore plus puni que n'importe qui : il a perdu le pouvoir, il n'a plus le respect de personne et il doit méditer. C'est sa propre vie qu'il a lui-même culbutée.

L'avenir du Canada

Jean Pelletier : Dans un pays à structures fédérales, il y a nécessairement une tension entre les pouvoirs. Alors, il y aura toujours une tension et il restera toujours un noyau dur au Québec de séparatistes - je ne dis pas seulement de souverainistes - qui alimenteront ce débat. Le Bloc se vante de servir les intérêts du Québec à Ottawa, mais je pense qu'il lui nuit. À la table du cabinet, il y a du give and take. Si une partie n'est pas là pour faire valoir ses intérêts, les autres ne se gêneront pas pour faire valoir les leurs à un moment donné. Il y a des postes plus stratégiques que d'autres. Si c'est toujours les autres qui les occupent, ça ne nous donne pas de chance.

On dit toujours que Chrétien était dur envers le Québec, mais le Québec était toujours dirigé à ce moment-là par un gouvernement péquiste. Je me souviens de ma fameuse rencontre avec Lucien Bouchard quand je lui avais dit : «Je ne comprends pas que Chrétien, qui vient de la Mauricie, et vous, qui venez du Lac-Saint-Jean, vous avez étudié le même cours classique, vous avez été à la même université, vous êtes diplômés de la même faculté de droit, vous êtes tous les deux avocats, vous n'êtes pas capables de vous enfermer deux jours dans un salon et de sortir avec un deal qui va être bon pour le Canada et pour le Québec pour un autre 100 ans.» J'ai dit cela à Lucien dans un voyage d'Équipe Canada en Asie, un soir qu'on mangeait ensemble.

Q Qu'a-t-il dit?

R Il a haussé les épaules et n'a pas répondu. Il sentait bien que j'avais raison. Il était pris par l'aile très dure de son parti et il ne pouvait pas bouger.

La vie en société, c'est fait de compromis. Je regarde les relations entre M. Harper et M. Charest. J'ai vu cela au 400e. Ça ne s'est pas accroché comme ça s'est accroché en 1984 parce qu'il y avait une bataille folle entre Trudeau et Lévesque. Cette année, il y avait deux gouvernements fédéralistes. Ils se sont arrangés pour avoir leur visibilité sans se casser du sucre sur la tête à tous les jours.




Jean Pelletier : Son nom sera commémoré

13 01 2009

( Pierre-André Normandin - Le Soleil ) - (Québec) - La Ville de Québec a tenu à rendre hommage hier matin à son ancien maire Jean Pelletier, décédé tôt samedi. Et, parole de Régis Labeaume, sa mémoire n'est pas près de s'effacer puisqu'un édifice ou une artère devrait être rebaptisé en son honneur.

La famille ayant refusé des funérailles publiques, Québec a néanmoins profité de sa traditionnelle messe du Nouvel An pour saluer le départ de son ancien dirigeant.

«On a voulu être très, très sobre. Il fallait le souligner, mais il fallait disparaître. C'est la décision de la famille», a expliqué M. Labeaume.

Dérogeant quelque peu à la tradition, le maire a profité de son allocution à la suite de la cérémonie pour rendre hommage à M. Pelletier plutôt que pour formuler les habituels voeux de bonne année aux employés municipaux.

«C'est une année qui débute sur une note spéciale et triste», a laissé tomber M. Labeaume, visiblement ému par ce décès.

Héritage à souligner

Souhaitant souligner son héritage comme maire de Québec pendant 12 ans, M. Labeaume tient d'ailleurs à associer le nom de Jean Pelletier à «sa plus grande oeuvre», sans en dévoiler davantage.

«On a déjà une idée. On va en parler à la famille avant et, si elle est d'accord, on va procéder rapidement», a-t-il indiqué.

Il n'en demeure pas moins que, comme pour le changement de nom de l'ancien hôtel de ville de Sainte-Foy en édifice Andrée-P.-Boucher, il faudra attendre un an après le décès de M. Pelletier avant que la Commission de toponymie n'attribue son nom à un bâtiment ou à une artère.

Le maire Labeaume a surtout été touché par la force de caractère de son prédécesseur. Même s'il était affligé par la maladie, M. Pelletier a accepté de prendre part à plusieurs cérémonies durant le 400e. Une sorte de dernier tour de piste.

M. Labeaume dit avoir été particulièrement ému lors de la cérémonie durant laquelle il lui a offert la médaille de la Ville de Québec. «Dans mon année de maire, c'est peut-être le moment le plus agréable, le plus beau, le plus émotif.»

«On en apprend beaucoup»

Outre les anciens maires Gilles Lamontagne (de 1965 à 1977) et Jean-Paul L'Allier (de 1989 à 2005), la cérémonie en l'honneur du défunt a attiré plusieurs personnalités québécoises, dont le lieutenant-gouverneur du Québec, Pierre Du­chesne.

Seul membre de la famille présent, Louis Pelletier a été touché par les nombreux témoignages rendus ces derniers jours en hommage à son frère.

«On en apprend beaucoup. C'est un homme qui a eu beaucoup de retentissement, qui a traité de beaucoup de dossiers. Je pense qu'il a eu une vie très remplie.»

Même si la famille souhaite conserver un caractère privé à ses funérailles, la population peut néanmoins rendre un dernier hommage à Jean Pelletier en signant l'un des registres disposés à la bibliothèque Gabrielle-Roy et à l'hôtel de ville.

C'est ainsi que Joseph Noël, un résidant de Lévis, a tenu à venir apposer sa signature dès hier pour saluer celui qu'il considère toujours comme «son» maire.

«Ça ne semblait pas un homme facile, mais par contre, il tenait son bout comme maire. Il voulait redonner à Québec sa première place de première ville», a soutenu M. Noël.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

13 01 2009

Prévisions

Émises à: 5h00 HNE le mardi 13 janvier 2009

Aujourd'hui:

Neige. Accumulation de 5 cm. Maximum moins 4.

Ce soir et cette nuit:

Averses de neige parfois fortes cessant au cours de la nuit. Dégagement par la suite. Accumulation de 5 cm. Poudrerie par endroits tard ce soir et au cours de la nuit. Vents devenant du sud-ouest à 30 km/h avec rafales à 60 ce soir. Minimum moins 19.

Mercredi:

Ensoleillé. Vents d'ouest de 30 km/h avec rafales à 50 devenant légers en soirée. Températures stables près de moins 20. Refroidissement éolien de moins 33.

Jeudi:

Ensoleillé. Minimum moins 29. Maximum moins 23.

Vendredi:

Ensoleillé. Minimum moins 31. Maximum moins 24.

Samedi:

Neige intermittente. Minimum moins 27. Maximum moins 16.




Bush ne veut pas être jugé trop vite

13 01 2009

( Le Devoir - Amélie Daoust-Boisvert - Édition du mardi 13 janvier 2009 ) - Le président George W. Bush a eu 47 minutes pour revenir sur huit ans d'une présidence mouvementée, hier, à Washington. À huit jours de la cérémonie d'investiture de son successeur, il a profité de l'ultime conférence de presse de sa présidence pour défendre avec vigueur ses décisions ayant pour but de «défendre la nation». Il estime que seule l'histoire pourra le juger.

S'il a exprimé certains regrets, certaines déceptions, le 43e président des États-Unis a surtout souligné qu'avant la crise économique, «la plus grave menace à laquelle [Barack Obama] sera confronté, ainsi que les présidents après lui, est un attentat sur notre sol. J'aimerais pouvoir dire que ce n'est pas le cas, mais il existe toujours un ennemi qui voudrait faire du mal aux Américains. Ce sera une menace majeure». Il a réitéré ses avertissements contre l'«axe du mal», visant plus précisément l'Iran et la Corée du Nord. «La Corée du Nord est toujours un problème, et l'Iran est toujours dangereux», a-t-il déclaré.

Plusieurs fois, il a souhaité «le meilleur» à Barack Obama, mais il l'a aussi prévenu qu'il allait au-devant de «critiques et de déceptions, comme lui».

Devant les journalistes, George W. Bush a semblé incapable d'admettre des erreurs significatives. Le moment le plus intense s'est présenté à l'instant de défendre son bilan de la guerre contre le terrorisme. «Tous ces débats se tairont s'il y a une nouvelle attaque sur le sol américain», a-t-il dit. Aux critiques qui l'accusent d'avoir porté atteinte à l'autorité morale des États-Unis dans le monde, il a tout simplement répondu: «Je ne suis absolument pas d'accord.» L'équipe d'Obama donne priorité à la restauration de l'image des États-Unis sur la scène internationale.

Cependant, il a reconnu pour la première fois son erreur d'avoir crié victoire dans la guerre en Irak, en 2003, sur le pont d'un porte-avions portant une bannière proclamant «mission accomplie». Certains aspects de sa rhétorique, qualifiée de «diplomatie de cow-boy» par plusieurs, étaient d'autres faux pas, a-t-il concédé. Finalement, il a évoqué le fait que sa décision d'entreprendre une réforme de la sécurité sociale s'était produite à un moment inopportun et que l'immigration aurait dû recevoir la priorité.

Sur la gestion de l'ouragan Katrina à La Nouvelle-Orléans en 2005, Bush a dit s'être longuement interrogé après coup: «Aurais-je pu faire autrement, comme faire atterrir Air Force One?» Non, selon lui, car sa protection sur place aurait détourné les forces de l'ordre de la gestion de la crise.

«Il y a eu des déceptions», a souligné le président. Le scandale des mauvais traitements à la prison américaine d'Abou Ghraïb en Irak en fut une «énorme», tout comme l'absence d'armes de destruction massive dans le pays. «Je ne sais pas si vous appelez ça des erreurs ou pas, mais ce sont des choses qui, disons, ne se sont pas passées comme prévu», a-t-il dit aux journalistes dont plusieurs l'ont suivi pendant les huit dernières années.

«Oui» à Obama pour l'économie

Avant de se retirer, George W. Bush a accédé à la demande de Barack Obama de débloquer la deuxième moitié du plan Tarp (Troubled Asset Relief Program), soit 350 milliards de dollars, afin qu'il puisse réagir en cas d'aggravation de la situation du système financier américain.

Le président élu a précisé que son administration mettrait l'accent sur l'aide à apporter aux ménages frappés par les saisies immobilières et sur les petites entreprises, contrastant avec l'usage qu'avait fait l'administration Bush du premier volet du plan. Les fonds avaient servi à recapitaliser les banques mises à mal par la crise du crédit, afin qu'elles puissent recommencer à prêter.

Le Congrès, qui doit entériner cette demande, dispose de 15 jours pour rendre sa décision.

George W. Bush, dont le deuxième et dernier mandant se terminera le 20 janvier prochain, fera jeudi soir ses adieux à ses compatriotes lors d'une allocution télévisée. Il prendra la parole pendant 10 à 15 minutes devant un auditoire à la Maison-Blanche, a précisé sa porte-parole, Dana Perino. «Ce ne sera pas un chant du cygne pour l'administration Bush, même si ce dernier défendra son bilan [...]», a expliqué Perino. «Le président sortant ne cherchera pas à revivre des batailles qui appartiennent désormais au passé. Ce sera une intervention réfléchie, qui se projette dans l'avenir et dans laquelle il tirera les leçons du passé et énoncera ses idées sur l'avenir.»

Que fera-t-il le premier jour de sa nouvelle vie? «Je pense que je ferai du café à [ma femme] Laura et que je le lui apporterai», a-t-il confié aux journalistes. Mais il ne peut envisager l'oisiveté. «Je ne peux pas m'imaginer en chemise hawaïenne, assis sur une plage, a dit le président, surtout depuis que j'ai cessé de boire», faisant pour une rare fois référence à son alcoolisme passé.

( Avec Reuters et l'Agence France-Presse )




Changements de sexe défrayés par l'Etat

13 01 2009

( LCN/Québec ) - La majorité des transsexuels du Québec ont dû défrayer eux-mêmes les coûts de l’opération.

Cette situation est cependant appelée à changer, grâce à des assouplissements à la loi provinciale.

Le réseau de santé publique n’a pas suffisamment de salles disponibles pour pratiquer ce genre d’opération. C’est pourquoi ces opérations ont généralement lieu dans le secteur privé.

Or, le ministère de la Santé ne pouvait payer que si l’opération ne se déroulait à l’étranger.

Les transsexuels pourront désormais être opérés dans une clinique privée montréalaise, aux frais du ministère de la Santé.

«Les assouplissements de la loi nous permettent maintenant de faire les alliances qu'il faut entre un centre hospitalier et un centre privé pour le faire au Québec», explique le Dr Michel Bureau, sous-ministre adjoint au ministère de la Santé.

Le Dr Pierre Brassard a pratiqué environ 1500 opérations de changement de sexe au cours des dernières années. Pour lui, cette procédure est une question «de vie ou de mort».




Vice de procédures : Cinq hommes accusés de meurtre libres comme l'air

13 01 2009

( Caroline Touzin - La Presse ) - Cinq hommes accusés de meurtre ont été libérés lundi matin de l'accusation portée contre eux au centre judiciaire Gouin de Montréal.

La juge Sophie Bourque a ordonné l'arrêt des procédures après cinq mois de procès. Ainsi, cinq hommes soupçonnés par la police d'être membres du gang des Bleus sont libres depuis lundi après-midi. Ils étaient accusés du meurtre de Raymond Ellis. Il s'agit de John Tshiamala, Charles McClee, Ernso Theobrun, Evans Belleville et Cleveland Alexander Scott.

Le 23 octobre 2005, Raymond Ellis est sorti avec deux amis au bar afterhour Aria au centre-ville de Montréal. Ce soir-là, des membres du gang des Bleus étaient aussi dans le bar pour commémorer l'assassinat d'un des leurs, Paseus Ridgewood. Les Bleus auraient confondu Ellis avec un membre du gang des Rouges et meurtrier de leur ami. Ellis a été abattu par erreur. Il a reçu 9 coups de couteau et a été tabassé. Le jeune homme, victime innocente d'une guerre de gang, est mort des suites de ses blessures à l'hôpital.

Le témoin vedette du crime a décidé de ne plus témoigner contre les accusés. La Couronne a alors tenté de démontrer que ce témoin avait subi des pressions en prison, ce qui l'aurait poussé à changer son témoignage.

Le procureur de la Couronne avait demandé un ajournement des procédures, mais il avait menti au juge quant à la raison de ce délai. La poursuite voulait en réalité recueillir des preuves contre le témoin pour tenter de faire retenir au jury son témoignage inculpant les accusés.




Affaire Polanski: la victime demande l'abandon des poursuites

13 01 2009

( Agence France-Presse - Los Angeles ) - La victime dans l'affaire qui a conduit Roman Polanski à fuir les Etats-Unis a demandé lundi l'abandon des poursuites contre le cinéaste, qui risque la prison pour avoir eu des relations sexuelles avec elle lorsqu'elle avait 13 ans, selon des documents judiciaires.

Le 2 décembre, le metteur en scène français aujourd'hui âgé de 75 ans avait déposé via ses avocats un recours auprès d'un tribunal de Los Angeles, lui demandant d'abandonner la procédure courant contre lui depuis plus de 31 ans.

Les défenseurs de M. Polanski avaient affirmé avoir mis au jour de nouvelles preuves montrant que le réalisateur n'avait pas bénéficié à l'époque d'une procédure pénale équitable.

Dans sa réponse le 6 janvier, le parquet avait demandé au magistrat de rejeter cette demande tant que le justiciable ne se présentait pas lui-même au tribunal. Ce dernier est officiellement «fugitif» et recherché par la justice américaine depuis qu'il a quitté le pays pour éviter d'être emprisonné début 1978.

Mais la victime, aujourd'hui âgée de 45 ans et mère de trois enfants, a déposé une demande lundi devant le juge, réclamant à son tour l'abandon des poursuites.

«J'étais la jeune fille de 13 ans dont Roman Polanski a abusé le 10 mars 1977 (...) j'ai demandé que cette affaire se termine sur le plan judiciaire. J'ai pressé le procureur et le tribunal d'abandonner ces poursuites», écrit Samantha Geimer.

Elle affirme que «aussi vrais qu'ils soient, la publication des détails (de l'agression) font mal à moi, à mon mari, à mes trois enfants et à ma mère» et affirme être «devenue une victime des actes entrepris par le procureur».

Ce n'est pas la première fois que Mme Geimer réclame à la justice l'abandon des poursuites contre Roman Polanski; cela avait déjà été le cas, sans succès, en 1995 et 1997.




Bush doit prononcer une allocution d'adieu jeudi

13 01 2009

( Agence France-Presse - Washington ) - Le président américain sortant George W. Bush a prononcera une allocution d'adieu jeudi à une heure de grande écoute, a indiqué sa porte-parole Dana Perino lundi.

Mme Perino a indiqué que la Maison Blanche avait demandé aux télévisions de lui réserver du temps d'antenne «parce que le président Bush, poursuivant un rituel qui remonte à George Washington, prononcera une allocution d'adieux jeudi soir, le 15 janvier».

Cette intervention de 10 à 15 minutes à 20h00 locales ne constituera pas un «chant du cygne» ni une occasion de «livrer une nouvelle fois de vieilles batailles», même si M. Bush «défendra son bilan», a-t-elle dit lors d'une conférence de presse téléphonique.

Il s'agira d'un discours «attentionné (pour son successeur Barack Obama) et tourné vers l'avant, dans lequel il partagera les leçons de sa présidence et son point de vue sur l'avenir», a-t-elle dit.

Elle a précisé qu'il s'agirait de la dernière apparition publique de M. Bush avant le 20 janvier et l'investiture de M. Obama.

M. Bush s'exprimera de la Maison Blanche en présence de personnes qui ont des «histoires très courageuses à raconter», un peu comme les invités du grand discours annuel sur l'état de l'Union, a-t-elle dit.




Obama fermera Guantanamo rapidement

13 01 2009

( Agence France-Presse - Washington ) - Barack Obama ordonnera la fermeture de Guantanamo dès la première semaine de son mandat, ont affirmé lundi des conseillers du président-élu. Ce sera donc l'un des premiers actes du nouveau chef de l'Etat, qui succédera à George W. Bush le 20 janvier, mais le camp ne devrait pas fermer de sitôt.

L'ordre de fermeture de Guantanamo pourrait être le premier document signé par M. Obama, au premier jour de travail, selon deux conseillers de l'équipe de transition ayant requis l'anonymat.

Barack Obama demandera à l'administration de proposer des solutions pour les quelque 250 talibans et combattants d'Al-Qaïda présumés qui sont détenus dans le camp-prison américain à Cuba, sans avoir été inculpés pour la plupart, et en violation du droit international. Les prisonniers pourront être libérés, ou détenus ailleurs.

Le président-élu a estimé en fin de semaine qu'il lui serait difficile de fermer rapidement Guantanamo, même dans les 100 premiers jours de son mandat. La directive permettrait cependant de lancer le processus. M. Obama devrait aussi signer des décrets présidentiels concernant certaines techniques d'interrogatoire, d'après les mêmes sources.

L'ex-sénateur de l'Illinois a dénoncé les méthodes violentes employées par la CIA pour obtenir des informations de terroristes présumés.